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que des gros livres (13 septembre)

 Le club des gros (livres)

300 pages au moins,
mais pas un paragraphe de trop
dans ces romans qui,
chacun dans son genre est une réussite.

sélection de Pascale Frey

 
Danse noire
Nancy Huston
Alors qu'il est en train de mourir, Milo met la main à ce qui sera sa dernière œuvre: un film autobiographique écrit en compagnie de son compagnon Paul Schwarz. Mais pour mieux comprendre comment il en est arrivé là, sur ce lit d'hôpital, il faut explorer ses origines, remonter à son grand-père, Neil Kerrigan, poète frustré, qui a quitté son Irlande natale pour le Canada où il va passer sa vie à chercher une inspiration décidément bien capricieuse. Puis à sa mère, une jeune Indienne, prostituée et droguée qui l'a abandonné à sa naissance. A travers ces trois destins qui sont autant de tragédies, Nancy Huston survole le 20ème sièce dans un style plus inventif que jamais.
 
 
courir sur la faille
Naomi BENARON

Mieux comprendre la guerre civile qui a détruit le Rwanda à travers le parcours d'un athlète, c'est le pari que Naomi Benaron s'est lancé pour son premier roman. Jean-Patrick Nukba court comme il respire, pieds nus, sur la colline. Il est repéré par un entraîneur, qui envisage de le présenter aux jeux olympiques. Mais entretemps, les choses se sont envenimées entre les deux ethnies. Et Jean-Patrick qui est tutsi n'a aucune chance de représenter son pays dominé par les Hutus. Passionnée par le Rwanda et son histoire, l'Américaine Naomi Benaron est aussi une marathonienne assidue. Normal donc qu'elle tienne le rythme sans s'essoufler tout au long de ces 470 pages.

 
 
Au revoir là-haut
Pierre Lemaitre

Si vous n’êtes pas l’une des 600.000 personnes qui ont acheté « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre (Prix Goncourt 2013) à sa parution, alors offrez-vous une séance de rattrapage avec sa parution en poche. La scène d’ouverture, qui se passe dans les tranchées, reste un pur moment d’anthologie. Quant à la suite, il s’agit de l’histoire d’une magnifique revanche, mais aussi d’une belle amitié. On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, alors là vous serez servis : trahison, lâcheté, vengeance, la palette de Pierre Lemaitre qui a fait ses gammes dans le polar très noir, se révèle inépuisable.

 
 
 
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