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Sélection week-end  – N° 54 –

Voyagez léger pour le week-end : rien dans la valise, tout dans les poches.
la sélection de Pascale Frey

 
Rosa candida
Audur Olafsdottir
Très jolie collection de poche que celle des éditions Zulma. Et très joli roman que celui d’Audur Olafsdottir, grâce à qui la littérature islandaise trouve peu à peu sa place en France. Son héros, Arnljotur, a beaucoup de peine à se remettre de la mort de sa mère avec laquelle il partageait l’amour des jardins. Pour tenter de se consoler, il a décidé de laisser derrière lui son père, un homme adorable, et son frère jumeau, légèrement attardé, et de se rendre dans la roseraie d’un monastère où il va pouvoir s’adonner à sa passion des fleurs, découvrir l’amitié avec un moine cinéphile et la fibre paternelle grâce au bébé qu’il a eu par accident. S’il y a un mot pour qualifier ce roman, c’est le charme.
 
 
Des héros ordinaires
Douglas Kennedy

Au moment où paraît, « Mirage », son dernier-né, la collection Omnibus a l’excellente idée de publier en un seul volume les quatre premiers romans de Douglas Kennedy : « L’homme qui voulait vivre sa vie », « Les Désarrois de Ned Allen », « Rien ne va plus » et « Piège nuptial ». Ces livres appartiennent plutôt à la veine « polars » de l’auteur, un genre qu’il a pratiqué jusqu’à ce qu’il élargisse son champ romanesque avec « La poursuite du bonheur ». On y retrouve cependant les grands thèmes qui le poursuivent. Dans une préface touchante, que l’on vous recommande vivement, il confesse : « tel est le paradoxe d’avoir grandi à l’ombre d’un couple radicalement malheureux et aigri : mon enfance m’a rendu anxieux, sur le qui-vive et encore aujourd’hui quelque peu névrosé, certes, mais elle a aussi été une chance unique. Parce qu’elle m’a fourni du matériau littéraire à foison. 

 
 
Le dernier message de Sandrine Madison
Thomas-H Cook

Le récit est raconté à la première personne par Samuel, un homme soupçonné d'avoir tué sa femme. Sandrine souffrait de la maladie de Charcot, et sa mort ressemble à un suicide: peur de souffrir et de devenir un poids pour sa famille. Jusqu'au moment où un juge se demande si son mari ne l'aurait pas un peu poussée dans l’au-delà. A partir de l’instant où les soupçons naissent, tout devient bizarre. Le comportement de Samuel, si froid, si distant. Et puis les apparences de ce couple uni qui se fissurent: une liaison par-ci, une scène par-là. Et pourquoi l'avoir fait incinérer si rapidement si ce n'est pour cacher la véritable cause de sa mort? Au fil du procès, c'est le couple de Sandrine et Samuel Madison qui est autopsié. Quant à la chute, elle est tout simplement magistrale. On adore tous les romans de Thomas Cook, mais celui-ci encore un peu plus que les autres.

 

 
 
 
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