Agnès Desarthe
Points

273 p.  7,30 €
 
 
 

Librairie La gande ours illustration
illustration Brigitte Lanaud Levy

Cette librairie est un rêve. Celui que trois jeunes femmes ont fait exister par la force de leur énergie et de leur passion commune pour les livres. Au départ, Sylvie Joufflineau et Vanessa Audéon se sont rencontrées à travers  l’association « Lire à voix Haute –Normandie ».  La première était coordinatrice et la seconde bénévole.  Leur est venu à toutes deux, le désir de créer une librairie « différente, chaleureuse et accueillante qui soit aussi un café-salon de thé avec des produits régionaux bio, où tout est fait maison ». Depuis 2012, trois librairies de Dieppe avaient mis la clé sous la porte, mais pas forcément pour des raisons économiques, ce qui leur offrait une opportunité. Elles se sont alors lancées dans l’aventure d’un appel à projet « éco-région solidaire » afin d’obtenir des aides, qu’elles ont reçues. Puis elles ont rencontré Mila Boursier, libraire qui s’est associée à leur aventure.  La Grande Ourse a pu voir le jour fin avril 2014 dans l’une des rues les plus vivantes du centre de Dieppe. Pourquoi ce nom?  « Parce que la grande ourse, on peut la voir d’à peu près partout dans le monde et que c’est un nom qui porte à la rêverie et à l’imagination ».  C’est Vanessa Audéon qui nous accueille pour nous faire part de ses coups cœur.

En littérature française quel est le roman qui vous a particulièrement marquée ?
Un livre qui vient juste de sortir en poche chez Rivages « Faillir être flingué » de Céline Minard. Voilà un western, un vrai. Une écriture fabuleuse, saisissante de maîtrise et d’une grande beauté.

Et du côté des étrangers ?
On a toutes aimé à la librairie « La fin de l’homme rouge » de  Svetlana Alexievitch  (Actes Sud) qui vient d’être couronnée du Nobel de littérature. Le lendemain de cette consécration, sa traductrice Sophie Benech était à La Grande Ourse pour nous parler de l’œuvre immense de cette journaliste-écrivain qui ausculte le cœur de l’Homo sovieticus comme personne.

Quel est le premier roman qui, selon vous, s’est particulièrement distingué ces derniers temps ?
« Le Grand marin » de Catherine Poulain (L’Olivier). Pour l’originalité de son thème : une femme qui embarque en Alaska sur un bateau de pêche à la morue. Le récit d’une existence âpre et rude au milieu des hommes. C’est un texte dont il se dégage une grande poésie.

Quel est le livre emblématique pour vous et que vous défendez avec ferveur ?
« Mangez-moi » d’Agnes Desarthe (L’Olivier). Le concept de notre librairie s’inspire directement de ce roman qui raconte l’histoire d’une femme qui ne s’y connaît absolument pas en création d’entreprises, mais qui a une passion pour la cuisine. En dépit des difficultés, elle se lance dans l’aventure humaine d’ouvrir un restaurant très particulier où se rencontrent des gens de tous âges et de tous genres.  L’alchimie entre les uns et les autres prend, c’est un succès.

Une brève de librairie :
Un des moments les plus intenses de notre courte histoire aura été le chantier avant ouverture. On a trouvé  une maison toute en hauteur sur trois étages, mais elle  était en très mauvais état. C’était un ancien magasin de luminaires et tout était à refaire. Nous avons lancé une société coopérative d’intérêt collectif et les dix associés  sont tous venus donner un coup de main tout au long des deux mois de travaux. C’était un moment très fort entre nous tous,  qui se poursuit aujourd’hui.

Propos recueuillis par Brigitte Lannaud Levy
Visitez les autres librairies invitées

Librairie Café La Grande Ourse
45 rue Saint-Jacques

76200 Dieppe
09 82 37 27 70

 

 

 

 

 

 

 
 
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