Bleue comme une orange (La Talaudière) - onlalu
   
 
 
 
 
 
Jim Harrison
Christian Bourgois
septembre 1999
471 p.  7,50 €
 
 
 

Bleue comme une orange
 à La Talaudière


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llustration Brigitte Lannaud Levy

« Le comble pour un libraire c’est quand un livre lui tombe des mains ». D’emblée, c’est avec humour et chaleur que Gilbert Castellino nous accueille dans sa librairie située au cœur de la Talaudière. La mairie de cette commune près de Saint-Etienne a souhaité que certains des murs du centre soient peints. C’est ainsi que la librairie a été dotée d’une spectaculaire façade, réalisée par l’Atelier royal de Lyon. Le motif donne immédiatement la note : ici les livres, le rêve, l’imaginaire,  la poésie sont rois. C’est d’ailleurs à un vers de Paul Eluard extrait de « l’amour, la poésie » que cette librairie doit son nom.  Mais pas seulement; elle s’inspire aussi d’une phrase prononcée par la fille de Gilbert Castellino quand elle avait quatre ans « Papa, mon cœur est bleu ».  Ici on aime à rappeler ce que Rolande  Causse écrivait « Qui lit petit, lit toute sa vie ». C’est ainsi que la part belle est offerte aux plus jeunes avec  beaucoup  d’animations, d’activités qui leur sont destinées pour leur permettre de mieux grandir grâce aux livres.

Quel est votre dernier coup de cœur en littérature française ?
« Trois saisons d’orage » de Cécile Coulon  (Viviane Hamy). Voici un véritable pamphlet romanesque sur la nature et la détresse de l’homme face à elle.  Une saga sur trois générations à la narration puissante et au style très beau.

Et du côté des étrangers ?
Tout de suite me vient à l’esprit le roman « Dans la Forêt » de Jean Hegland (Gallmeister). Je l’ai reçu avant sa sortie en service de presse et j’ai été littéralement fasciné par cette histoire de survie de deux adolescentes au cœur des bois. Je crois bien ne pas être le seul, il y a beaucoup de mes confrères libraires qui le défendent.  Alors je vous en propose un autre : « Les mille talents d’Eurídice Gusmão» de Martha Batalha (Denoël). Un livre comme un petit piment brésilien. La quête du bonheur par une épouse et mère à Rio de Janeiro entre 1940 et 1960. Aussi sublime, qu’enchanteur. J’ai adoré.

Y –a-t-il un premier roman qui vous a particulièrement marqué ?
« Désorientale » de Negar Djavadi (Liana Levi). Un roman entre l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui qui m’a immédiatement conquis. Elle sait relier l’humour et le tragique comme très peu. Une magnifique histoire sur l’exil,  la mémoire, l’identité. .

Quel est le livre le plus emblématique de la librairie que vous défendez avec ferveur ?
« Dalva »  de Jim Harrison (10/18). Je suis tombé amoureux de cette femme qui reprend le contrôle de sa vie dans le ranch familial au Nebraska et nous raconte l’histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux.  C’est si sensible que je croyais que l’écrivain qui se cachait derrière était une femme. Je suis littéralement fou de toute l’œuvre de Harrison, même quand plus tard il est parti dans de véritables délires littéraires.

Quel est le livre que vous vous êtes promis de lire ?
«  Sa Seigneurie » de l’auteur catalan Jaume Cabret (Babel)

J’aime ce qu’il écrit mais j’ai tellement de choses à lire que je n’ai pu me plonger  dans cette fresque historique. Parfois je mets le réveil pour m’obliger à arrêter mes lectures et pouvoir m’endormir. Il faudrait trouver la 26 em, juste pour lire ce que l’on désire. Si vous la trouvez, je vous l’offre.

Une brève de librairie :
L’immense émotion de voir les clients qui se sont mis en association pour créer la librairie et qui aujourd’hui m’aident sans relâche pour faire les paquets cadeaux, pour les animations ou tout simplement me soutenir dans mon quotidien de libraire.

Propos recueillis par Brigitte Lannaud Levy
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Librairie bleue comme une orange
12 rue de la République
42350 La Talaudière
04 77 81 20 16

 

 
 
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