Je ne veux pas d'une passion
Diane Brasseur

Points
août 2015
216 p.  6,50 €
ebook avec DRM 11,99 €
 
 
 
 Les internautes l'ont lu
coup de coeur

Peut-on avoir dans sa vie deux hommes de sa vie ?

Ce roman est une alternance de souvenirs égrenés comme des gouttes de pluie qui glisseraient sur une vitre, vitesse, rythme et taille variables. Les souvenirs concernent les deux hommes de la vie de la narratrice, son père, ce héros, et son amoureux, qui vient de la quitter. Elle remonte dans le désordre le fil de ces deux histoires, y trouve des correspondances. Loin de s’apitoyer sur son sort, la narratrice, qui a l’impression d’être « tombée du mauvais côté de l’amour », constate, revit, s’émeut, comme pour mieux se préparer pour la suite. Mais peut-on avoir dans sa vie deux hommes de sa vie ? Après le dilemme épouse/maîtresse, Diane Brasseur s’attaque dans ce deuxième roman à un autre cliché, les points communs entre son père et l’homme aimé – et à nouveau, s’en sort avec brio, évitant les écueils et la facilité. C’est frais et juste, tout en délicatesse, servi par une écriture légère et sensible, pleine de respirations. C’est aussi un portrait de la fragilité des jeunes femmes modernes lorsqu’elles sont à jamais les filles de leur père. Une réussite. 

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on n'aurait pas dû

Passion déçue et lecture décevante

Après un premier roman plutôt réussi « Les fidélités » où Diane Brasseur analysait avec brio les tourments d’une jeune femme amoureuse d’un homme marié, « Je ne veux pas d’une passion » déçoit un peu. On retrouve dans le début du roman, l’art de créer des scènes, comme cette scène de rupture dans un café qui se clôt par cette phrase terrible « Je ne veux pas d’une passion », phrase que la narratrice va tourner et retourner sans pouvoir en accepter la cruauté. Mais ensuite le livre ne tient pas ses promesses. Se mêlent ensuite l’évocation de l’amour défunt et les souvenirs de la relation de la narratrice à son père. Sur un thème aussi banal il aurait fallu une écriture forte pour réussir à emporter le lecteur ; c’est peut-être là le défaut de ce livre, son style trop neutre. S’il se lit aisément il s’évapore immédiatement après la lecture.

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