La Disparue de Noël
Rachel ABBOTT

Belfond
novembre 2017
460 p.  21,90 €
ebook avec DRM 9,99 €
 
 
 
 Les internautes l'ont lu

Un suspense familial hautement addictif

La Disparue de Noël est le quatrième livre de la série Tom Douglas, l’inspecteur de police et personnage récurrent. En reprenant l’ambiance et l’atmosphère des livres précédents, Rachel Abbott parvient à conserver l’originalité de son œuvre, tout en offrant aux lecteurs quelque chose de nouveau. Il n’est toutefois pas nécessaire d’avoir lu les tomes précédents de la série pour apprécier pleinement cette aventure pleine de rebondissements.

Lors de sa rencontre avec Emma, David était un homme détruit par le chagrin consécutif au décès de sa femme dans un accident de voiture, et à la disparition de sa fille de 6 ans , Natacha, sur les lieux mêmes de l’accident, comme si elle s’était volatilisée dans les airs. En l’aidant à surmonter cette situation, Emma lui a permis de tourner le dos au passé et d’envisager l’avenir, après six ans, d’autant qu’ils ont maintenant leur propre fils appelé Ollie.
Imaginez maintenant que vous êtes chez vous, préparant le repas tout en regardant par la fenêtre de la cuisine. Soudain vous avez une paire d’yeux derrière vous qui vous observent. C’est alors que tout change pour David et Emma.
La réapparition de Natacha bouleverse la quiétude du couple, gardant les stigmates de tout ce qu’elle a subi durant ces six dernières années, et accusant son père d’en être responsable.
Malgré les menaces proférées par Natacha, l’implication de la police va en plus aggraver les événements.

La Disparue de Noël est indéniablement à classer dans la liste des bons thrillers psychologiques dotés d’un rythme rapide, trépidant. Je prends plaisir à tourner les pages pour découvrir quel twist délicieux se présente sur la page suivante, et observer la réaction des personnages face aux nouvelles informations recueillies. Si la tension est maintenue à un niveau élevé, ce n’est pas au détriment de la construction des personnages, ni du rythme. Même les conversations tranquilles et remplies d’émotions vous laissent sentir que quelque chose ne va pas .
Les personnages de Rachel Abbott sont réalistes parce qu’ils réagissent comme des personnes réelles face à des situations extraordinaires. Le personnage de Natasha est pour moi le plus complexe car il suscite à la fois compassion et répugnance. Elle a dû faire face à des événements terribles dans sa vie et a été si malmenée. Pourtant elle débarque avec un objectif très clair, mais du fait qu’elle voit comment la vie pourrait être – ou aurait pu être – elle entre dans une situation conflictuelle, à tel point qu’on a du mal à imaginer son choix de vie en fin de roman.
Le livre soulève aussi la question de la confiance et des liens familiaux. Dans quelle mesure connaissons-nous vraiment ceux que nous aimons, et que ferions-nous réellement si ces personnes s’avéraient dangereuses ou se trouvaient face à des situations à risque ? Rachel Abbott aborde ces questions avec beaucoup d’érudition, laissant au lecteur un roman bien ficelé qui le pousse à réfléchir et à remettre sans cesse en question son jugement.

Absorbant, complexe, j’ai adoré ce livre !
Un suspense familial et hautement addictif.

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