L'île au rébus
Peter May

Ariane Bataille (Traducteur)
Editions du Rouergue
rouergue litter
avril 2017
304 p.  20 €
ebook avec DRM 8,99 €
 
 
 
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Enzo Mac Leod est spécialiste des scènes de crimes. Il s’est fait la promesse d’élucider des affaires non résolues, celles dont traite le best-seller « Assassins sans visages ». Son meilleur allié : les nouvelles technologies.

Il arrive sur l’île de Groix où il y a plus de 20 ans, Adam Killian, un retraité anglais, passionné d’entomologie avait trouvé refuge. Un peu avant sa mort, il s’était entretenu avec sa belle-fille Jane en lui disant que si malheur lui arrivait, son bureau devait rester en l’état, des indices permettant de comprendre à son fils Peter ce qui s’était passé. Peter malheureusement devait disparaître à son tour.

L’affaire n’a jamais été résolue, un homme, Kerjean, taciturne, violent avait été soupçonné puis libéré.

Enzo Mac Leod débarque sur cette île bretonne, il n’est pas toujours le bienvenu, les gens sont hostiles car il va remuer le passé.

Petit à petit les choses se mettent en place, très lentement. On découvre les habitants de l’île, leur rancoeur, la psychologie des personnages, que cachent-ils depuis si longtemps ?

Peter May comme toujours nous enchante dans la description de ces paysages insulaires, il fera tomber le masque de chacun .

Des intrigues, des secrets, rebondissements et fausses pistes à souhait, le tout en compagnie d’un bon whisky bien entendu.

Fidèle à lui même, Enzo Mac Leod résoudra-t-il ce rébus? Comprendra-t-il les indices disséminés dans le bureau que personne n’a compris jusqu’ici pour ne pas démentir à sa réputation?

J’ai comme toujours passé un excellent moment en compagnie de l’écriture de Peter May.

Ma note : 8.5/10

Les jolies phrases

– Vous croyez au destin ? Non. Mais parfois, il est agréable de croire que quelque chose d’aussi parfait était planifié. Que notre existence a un sens, en fin de compte.

– Vous avez raison, le manque ne disparaît jamais. C’est drôle n’est-ce-pas, comme on parvient à remplir sa vie avec d’autres choses ? Le travail devient une passion. Les hobbies deviennent des drogues. Pourtant, à la fin de la journée, on se retrouve seul avec soi-même.

Les gens qui perdent leur liberté s’attachent à des choses susceptibles de donner un sens à leur vie, une raison d’exister. Ordre, routine, rite, des choses qui rythment le passage du temps, le concrétisent.

oui, mais n’est-ce pas souvent ce qui crève les yeux qui passe le mieux inaperçu ?

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Un p’tit coup d’frais?

Ah Peter May ! C’est vraiment ce que l’on peut appeler « une valeur sûre » : à travers chacune de ses enquêtes, on est amené à découvrir un territoire, les gens qui y vivent, leur histoire et leurs mœurs. Peter May va toujours sur les lieux où se déroulent ses romans, prend de nombreuses notes et va même jusqu’à filmer certains endroits afin de mieux en restituer l’atmosphère au moment de l’écriture !
L’intrigue est toujours bien ficelée, le suspense nous tient en haleine jusqu’au bout et un ultime rebondissement nous surprend alors que l’on pensait avoir trouvé le meurtrier ! Bref, on n’est jamais déçu !
L’île au rébus est le quatrième volume de la série « Assassins sans visages », chaque volume se lisant de façon complètement indépendante.
Roger Raffin, journaliste, a écrit un livre, un best-seller, intitulé « Assassins sans visages » dans lequel il décrit des affaires non élucidées par la police. Or, après un pari un peu fou avec ledit Raffin, Enzo Macleod, un spécialiste de la scène de crime, ancien médecin légiste de la police écossaise, en a déjà résolu trois. Il s’attaque ici à la quatrième qui va lui donner bien du fil à retordre !
En effet, il y a vingt ans, un certain Adam Killian, citoyen britannique de 68 ans, ancien professeur de génétique médicale tropicale à l’université de Londres et entomologiste à ses heures perdues, est assassiné dans son bureau. Il habite depuis quelques années sur l’île de Groix où il a pris sa retraite. Avant d’être tué, il a juste eu le temps d’appeler sa belle-fille, Jane, pour lui dire de faire rapidement venir son fils dans son bureau car lui seul serait capable de comprendre les indices qui permettraient d’arrêter le meurtrier. Pourquoi ne communique-t-il pas directement le nom de l’assassin à sa belle-fille, me direz-vous ? Eh bien il a ses raisons… que je vous laisse découvrir !
Hélas, le fils ne viendra jamais car il mourra dans un accident de voiture !
Immédiatement, un certain Thibaud Kerjean, un habitant de l’île peu apprécié par son entourage, est accusé du meurtre mais il est rapidement relâché faute de preuves. Cela dit, sur l’île de Groix, tout le monde le pense coupable.
Le bureau du chercheur est donc resté intact pendant vingt ans et le dernier espoir de Jane est l’arrivée de Macleod. Elle a déjà fait intervenir des détectives privés, des journalistes, des voyants même : mais rien à faire, personne n’a réussi à déchiffrer le ou les messages qu’Adam Killian a laissés sur place.
Et notre Enzo Macleod ne fait pas beaucoup mieux : il peine à trouver un sens à tout ce qu’il découvre, il sèche littéralement et ne comprend rien aux indices qu’il repère : de vieux Post-it avec des phrases sibyllines, un agenda ouvert, du répulsif antimoustique, une liste de courses, des milliers de bouquins etc, etc, bref un tas de choses refusant de dire quoi que ce soit…
Et, ce qui l’énerve au plus haut point, c’est que depuis sa descente du ferry, tous les habitants de l’île sont au courant de son arrivée et de son activité : impossible de passer inaperçu dans un coin aussi paumé ! A cela s’ajoutent un climat automnal humide et froid et des reins qui commencent à faiblir…
Bref, cette enquête va se révéler bien difficile d’autant que, sur l’île, on n’aime pas trop les gens qui viennent fouiller le passé et déterrer les vieilles histoires… Cela n’est pas bon pour le tourisme !
Je ne vous en dis pas plus pour ne rien dévoiler de l’intrigue !
Alors, si une petite balade entre Port-Tudy et Port-Mélite, le phare de Pen Men et le Trou de l’Enfer vous fait envie, si une petite pause au café le Triskell ou un bol de pâtes au thon bleu à l’Auberge du Pêcheur vous tentent, n’hésitez pas ! Avant les vacances et pour échapper à cette chaleur caniculaire, allez respirer l’air marin bien vif et bien frais de l’île de Groix et puis, si vous ne savez où aller cet été, en voilà une belle idée…
Dépaysement assuré !

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