Quand sort la recluse
Fred Vargas

FLAMMARION
policier/ thril
mai 2017
496 p.  21 €
ebook avec DRM 14,99 €
 
 
 
 Les internautes l'ont lu

super

Je kiffe, je suis une fan de fred vargas et la recluse super.
Je n’ai pas pu dormir avant de l’avoir terminé. Impossible de trouver le ou la coupable avant les trois car du livre. A lire absolument.

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coup de coeur

Oh, la sale bête !

Il n’y a pas que la chaleur qui m’accable! Non, il y a que je viens de terminer le dernier Vargas et ça, ça veut dire qu’il va falloir que j’attende au mieux un an pour « revoir » Adamsberg, évidemment, et les autres. Car au fond, bien au-delà de l’intrigue, il faut l’avouer, ce sont surtout les personnages qu’il me presse de retrouver! Un an sans la brigade, un an sans Danglard, l’érudit, exceptionnellement un peu « con » dixit Adamsberg dans ce volume, mais bon, chacun fait comme il peut (et puis, on a tous le droit d’être un peu « con » à un moment donné de sa vie, le tout est de l’admettre et de passer à autre chose!), un an sans le café d’Estalère (c’est un don de savoir bien faire le café et certains ne l’ont pas!), sans le fidèle lieutenant Veyrenc, sans l’angoissée Froissy au placard secret rempli de pâtés de sanglier et de mousses de canard au poivre vert, un an sans l’hypersomniaque Mercadet protégé par toute la brigade, sans Voisenet le zoologue contrarié, sans Violette Retancourt et ses 110 kilos de force et de solidité, sans Mordent, sans Kernokian et Lamarre, sans La Boule, le chat qui dort sur la photocopieuse et qui ne mange qu’à l’étage dans la salle du distributeur à boissons, enfin, un an sans … Adamsberg (silence… gorge serrée … oui oui, la mienne … ET ALORS, J’AI LE DROIT D’ ÊTRE AMOUREUSE ? NON ?)
BREF, un an voire deux, ça va être long, très long… sans eux !
Bon, reprenons-nous : oui la recluse est une araignée (Loxosceles rufescens, selon Danglard, de loxo « oblique », par extension… « qui ne marche pas droit », « vicelard » et peut-être de celer « qui se cache », ça, c’est pour mon collègue de Lettres classiques à qui je laisse le soin de s’interroger sur la pertinence de l’étymologie !)
Quant à mon collègue de SVT (il est grand temps que je parte en vacances, je ne parle plus que du boulot, ça doit être la chaleur!), il a eu la gentillesse de me montrer sur son smartphone (oui, il est mieux équipé que moi et lui, il a « l’idée », la « curiosité » d’aller voir ce genre de trucs sur Google) à quoi ressemblait une morsure de recluse : eh bien, ça n’est pas beau à voir car sachez que « son venin n’est pas neurotoxique… mais nécrotique. C’est à dire qu’il décompose les chairs autour de la morsure. » Beurk !
Et alors, qu’a-t-elle fait cette recluse ? Elle a mordu des petits vieux et… ils en sont morts. Et c’est embêtant, d’un, parce qu’ils sont morts (et que normalement, maintenant, avec nos médocs, on s’en sort!) et de deux, parce qu’Adamsberg trouve ça étrange des morts si rapprochées dans le temps !
En effet, comme son nom l’indique, la recluse vit… en recluse et n’attaque que pour se défendre. Aurait-elle muté ? Avec tout ce qu’on nous fait avaler maintenant, même les araignées sont un peu bizarres… Non, décidément, quelque chose ne colle pas. Mais chez Adamsberg, c’est intuitif, il sent les choses, des bulles s’agitent dans sa tête et puis des souvenirs enfouis remontent à la surface… Aurait-il été piqué lui aussi ? Et comment convaincre toute une équipe de le suivre sur un chemin bien nébuleux (depuis qu’il est rentré d’Islande, il est toujours un peu dans la brume… Mais ça lui va si bien…) ?
Avec un Danglard qui devient « con », un Voisenet devenu ichtyologue (une murène de l’Atlantique à robe marbrée en décomposition, ça vous dit ?), une Retancourt amoureuse (si,si!) et un Veyrenc qui l’est aussi … (manquait plus que ça!), des étocs dans lesquels on se prend les pieds, des blaps descendus un à un (j’en ai du vocabulaire, hein?), des merles qu’il faut nourrir de vers (de lombrics, pas d’alexandrins!) et de framboises, des proto-pensées adamsbergiennes qui s’accumulent sur un petit carnet et des tonnes de repas à La Garbure (restau qui tient son nom d’un plat des Pyrénées à base de chou et de porc) et ce, parce qu’on ne peut plus bosser correctement dans les locaux de la police, BREF, avec tout ça, pas simple de mener une enquête !
Ah, je les envie, ceux qui n’ont pas entamé ce roman !
Allez-y, foncez ! C’est dé-li-ci-eux (avec une belle diérèse en plus…!)

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on n'aurait pas dû

Une araignée dans la tête !

Bonjour Fred,

Tu ne m’en voudras pas d’utiliser le tutoiement mais, avec Michael Connelly, tu es l’auteure que je lis depuis plus de vingt ans ; il existe donc une certaine intimité entre nous. Enfin avec tes personnages. Et c’est bien pour cette raison que je t’écris sur ce site de partages car, franchement, je me demande bien ce qui t’a pris dans les dernières aventures d’Adamsberg… Soit c’est une jolie fumisterie à l’enrobage bien cousu (de fils d’araignée) -et les fans apprécieront pour peu qu’ils n’y cherchent rien d’haletant-, soit il faut que j’arrête illico de lire trois polars par semaine !…
Passe encore que tu uses et abuses des mêmes introductions interchangeables de roman en roman ; de « copiés-collés » des caractéristiques de Danglard, Froissy, Retancourt, Estalère et toute la bande de joyeux drilles entourant ton flic liquide au regard brumeux, qui lassent… jusqu’au chat qui doit en avoir ras-le-poil de séjourner sur la photocopieuse ! Et s’il rêvait de siestes dans le jardin du Commissaire où il pourrait miauler d’aise avec le voisin taiseux qui, pour une fois, gratterait autre chose que son bras manquant, non ?
Bon, excuse-moi Fred, je raconte n’importe quoi… mais cet énervement est la conséquence de la pauvreté relative de ton dernier livre dans le domaine du suspense et de l’évolution de tes héros, même Elizabeth George se souvient que ses protagonistes doivent vieillir. Ton vieux couple Danglard/Adamsberg, tu aurais pu étoffer un peu, non ?
Ouhlala, mais que dis-je ? Qui suis-je, pour oser tacler la grande grande prêtresse du polar hexagonal ? Juste une fan déçue ma Frédouille. Une très très grande fan qui aimerais bien que tu reviennes à quelques fondamentaux, à plus de minutie dans la construction, de moins d’invraisemblances…Une fan frustrée que ta transformation en une Derrick tendance Bouvier du scénar agace.
Mais comment ne pas s’énerver qu’en préambule de la VRAIE enquête, tu aies recours au canada-dry (mais si, rappelles-toi : ça ressemble à de l’alcool, ça à la couleur de l’alcool… mais ce n’en est pas) ; bref, la pré-enquête prétexte à camper l’ensemble des troupes.
Franchement, ce n’est plus utile, tu ne crois pas ?
Une fois qu’on enlève les pages de cette mini-enquête sans saveur qui n’a de raison d’être que de révéler la supra-intelligence d’Adamsberg (ce que ses admirateurs livresques n’ignorent plus !), vla-t’y pas que tu nous colles une seconde fausse intrigue ! Non mais allo quoi ? Nabila du suspens, tu n’y as quand même pas cru que Froissy pouvait perdre le sommeil avec ce pervers ? Sans déconner ?… Non ? Bon, parce que si cette mini-intrigue avait de l’importance dans ton histoire, n’hésite pas à rappeler à Adamsberg, ou même à Retancourt, d’aller récupérer les vidéos que le collègue a gentiment mis de côté après arrestation. Je veux dire, la course à l’araignée n’est pas haletante au point d’oublier un élément comme ça, non ? Broutilles, me diras-tu. Sans doute. Mais j’en arrive à ma déception majeure. Accrochez-vous aux toiles d’araignées, amateurs de notre Mary Higgins Clark nationale ! Parce que le(la) coupable se devine dès sa première apparition (allez, la 2e pour les moins accros au Noir…). Les indices oubliés ça et là nourrissent encore plus la déception du lecteur. Dommage qu’ils n’aient été cousus de fil arachnéen… A la faiblesse de cette intrigue, pourtant nourrie aux bons plats béarnais (tellement redondants ma Fred, que j’ai cru qu tu appelais à soutenir Bayrou envers et contre tout de manière inconsciente) il convient de rajouter les faits capillotractés.
Citons ce pauvre Mathias, appelé pour un chantier de fouilles express (et une coucherie avec Retancourt qui tombe tellement comme un cheveu dans la soupe qu’on la croirait écrite juste pour annoncer le prochain épisode des aventures d’Adamsberg…mais si : l’évangéliste disparaîtrait, notre enquêtrice callipyge partirait à sa recherche, traînant dans son sillage le chat et la brigade….), bref, la fouille, disais-je. Celle que le frère d’Adamsberg a pu l’aider à faire ressurgir en mémoire (désolée ma Fred, la phrase est un peu bancale, mais je suis encore sous l’agacement de la lecture). Car oui, amis lecteurs, notre enquêteur préféré a trouvé le temps d’aller discuter le bout de gras avec son frangin (qui, j’avoue, n’avait laissé aucun souvenir dans ma mémoire de lectrice pourtant assidue) histoire de faire ressurgir le traumatisme initial qui fait qu’il (comprenez Adamsberg) ne voulait pas voir les indices désignant le/la coupable ! Aie.
Il n’est guère que Veyrenc qui n’agace pas trop, dans cet épisode. Spectateur attentif et bienveillant. La passation de pouvoir serait-elle en marche ? Bayrou et Macron ? Non… ce serait ça….un roman métaphorique en diable de ce qui allait advenir en France, recluses comprises ?!… Mince Fred, tu m’as eue… Respect. Pas impossible que je reprenne ton livre en mains avec cette nouvelle grille de lecture.

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