Jane Gardam
Le Livre de Poche
août 2015
384 p.  7,90 €
ebook avec DRM 14,99 €
 
 
 

La critique invitée

Claire Devarrieux (Libération) a aimé
Le Maître des apparences 
de Jane Gardam (J.C. Lattès)

« Dans le Maître des apparences, j’aime tout. J’aime l’histoire, ces vieilles personnes qui furent autrefois des enfants perdus, envoyés des quatre coins de l’empire britannique se faire dresser à l’anglaise dans des familles plus ou moins atroces. J’aime le personnage principal, ce magistrat très digne et très excentrique qui revient finir ses jours dans le Dorset, après avoir connu son heure de gloire à Hong Kong. J’aime la manière dont tous les détails sont mis au même niveau, la couleur d’une paire de chaussettes comme la manifestation d’un désagrément. Mais ce que je préfère encore, c’est la construction. D’une part, Jane Gardam (une vieille Anglaise que j’avais complètement oubliée) a un art du flash back comme on en rencontre rarement. Autour du personnage principal, tout le monde croit qu’il a eu une vie simple, au côté de son épouse aussi calme et vertueuse que lui. Le roman glisse naturellement d’un épisode à un autre, on découvre très vite que l’épouse a eu un amant, lequel s’installe lui aussi dans le Dorset. L’enfance perturbée du héros, sa vie sentimentale, sa rencontre pendant la guerre avec la reine: toutes les péripéties du temps présent ont un lien avec le passé. D’autre part, les objets circulent, se perdent, et réapparaissent dans le récit. Un collier de perles, un carnet d’adresses volé, deviennent des pièces à conviction, qui scellent une sorte de complicité entre l’auteur et le lecteur.”

Propos recueillis par Pascale Frey

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