Laszlo Krasznahorkai
Cambourakis
mars 2018
410 p.  25 €
 
 
 

l  a   c  r  i  t  i  q  u  e   i  n  v  i  t  é e   

Oriane Jeancourt-Galignani (Transfuge) a choisi
« Seiobo est descendu sur terre » de  Laszlo Krasznahorkai  (traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly), paru aux éditions Cambourakis

« C’est un auteur que j’ai découvert il y a quelques années avec « Guerre et guerre » qui se passait en partie pendant la construction de Notre-Dame de Paris. Un ami américain me l’avait recommandé s’étonnant que cet écrivain reconnu aux Etats-Unis, soit si peu lu en France.
Ce nouveau livre est plus doux, plus poétique que les précédents. Ces dix-sept chapitres qui sont autant de petites nouvelle écrites dans une belle langue, très tenue, parlent d’artistes très connus comme Botticelli, ou d’autres qui ne le sont pas, comme ce maître de théâtre No. Le romancier prend en compte la dimension technique de la création, les matériaux, les couleurs, il porte une attention extrêmement forte aux gestes et nous explique comment ces hommes travaillent. Parfois aussi il décrit la profonde émotion que l’on ressent devant un chef d’œuvre. Comme ce gardien du Louvre qui a consacré sa vie à la Venus de Milo depuis qu’il est enfant. Tout le monde se moque de lui, mais il s’en fiche car c’est un bonheur de la retrouver chaque matin. Et au milieu de tout ça, il y a l’histoire d’un oiseau, un artiste à sa façon, le seiobo. C’est une sorte de héron vivant à Kyoto, et qui reste immobile, impassible au milieu de la ville.»

Propos recueillis par Pascale Frey
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