Park Avenue
Cristina Alger

Traduit de l'anglais
par Nathalie Cunnington
Le Livre de Poche
janvier 2013
480 p.  7,60 €
ebook avec DRM 14,99 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Que sont devenues
les princesses de Manhattan?

 

Lors de la dernière décennie, nous avions découvert avec délectation la chick lit (en d’autres termes la littérature pour poulettes), des héroïnes glamour essayant de se faire une place dans l’impitoyable New York branché. Puis la crise est arrivée et, dans son sillage, une littérature plus grave, souvent nourrie de relations familiales et amoureuses houleuses. Le premier roman de Christina Alger, « Park Avenue », aborde ces deux aspects en nous plongeant au cœur de la récente tornade financière et de ses répercussions chez les ultra-riches. Si le récit débute légèrement, il va peu à peu se recentrer sur la menace d’un énorme scandale à la Madoff qui pourrait éclabousser toute la famille Darling. Outre quelques clichés d’usage, l’originalité de ce roman est de montrer, pas à pas, les failles et les vérités intimes des protagonistes. Et là, on s’attache. Certes, ces héros de fiction sont souvent caricaturaux mais aussi au bord d’un précipice qui nous éclaire sur notre époque et l’actualité. L’auteur connaît bien son sujet (elle a été avocate et analyste chez Goldman Sachs) et ajoute ici un peu de densité aux tribulations de ceux qui s’habillaient hier en Prada, mais sans non plus s’attendre au « Bûcher des Vanités » !

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