Rituels
Ellison COOPER

Cherche Midi
octobre 2018
432 p.  21 €
ebook avec DRM 12,99 €
 
 
 
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coup de coeur

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nuit blanche

« RITUELS » de Ellison Cooper

Diabolicus ! Satanas ! Quand j’ai vu pour un livre de Ellison Cooper : « Vous avez aimé « Le Silence des agneaux » ? Vous allez adorer  « Rituels » » j’ai compris que ce serait bien particulier.
Un psychopathe est en liberté et s’attaque à des jeunes filles qu’il enferme dans des cages – il les drogue avec de la fumée de DMT (un hallucinogène) – il les affame et les déshydrate… On le surnomme « Le Tueur à la cage ».
C’est Sayer Altair (spécialiste des neurosciences), faisant partie du FBI qui va enquêter avec son partenaire Vik Devereaux. Pour tenter de garder son calme, elle a toujours un komboloï dans sa poche (un collier de perles qui lui sert de chapelet) qu’elle triture pour s’occuper les mains et qui l’aide à réfléchir.
Sa particularité (si l’on peut dire) ? Une remarque de Dugald Tarlington qu’elle interroge :
« Il finit par porter toute son attention sur elle : Vous êtes la fille du FBI qui étudie les cerveaux des tueurs ?
– Oui.
– Mais… Il s’interrompit, l’examina. Vous êtes noire.
– Vous êtes observateur, répliqua Sayer, se gardant d’une remarque plus acerbe. » (p.15). Comme s’il était spécial de voir des enquêteurs de couleur … Mais ce n’est qu’une petite parenthèse que j’ai tout de même relevée.
L’intrigue est machiavélique. On trouve des symboles mayas – une histoire de jumelles (ou de jumeaux) – de la mythologie. C’est une véritable course contre la montre car, si la première victime est morte, il faut d’urgence retrouver les autres. On trouve des points communs : « le voyage dans l’au-delà et la réincarnation – une descente au royaume des morts . »
Les rebondissements ne cessent pas, on a le cœur qui bat à toute allure en suivant Sayer sur sa moto et qui s’acharne toutes griffes dehors. D’ailleurs c’est une femme d’un tempérament bouillonnant.
On arrive même à rire avec sa grand-mère, Sophia McDuff et son sacré caractère.
Quand on pense que, enfin, le criminel est sous les verrous, revirement de situation et on repart à toute vitesse.
Les quelques indications sur la mythologie donnent à réfléchir et triturent bien le cerveau. D’où l’utilité d’un komboloï…
Ce thriller bien psychologique est très prenant car l’enquête s’avère de plus en plus compliquée. On relève des traces, de l’ADN (est-il vrai ? ). Chaos total. Découverte ahurissante.
J’ai bien pris garde à ne pas raconter « exactement » les faits car, d’abord c’est extrêmement complexe, ensuite, ça fourmille de rebondissements. Et enfin, place au mystère.
Quant au dénouement, il est totalement inattendu et « presque » invraisemblable car vraiment « tordu ». J’avais un petit doute pour le coupable mais là alors, j’ai été « scotchée. »
Vous l’avez compris, j’ai entièrement été enthousiasmée par cette folle aventure qu’autant plus que l’on est vraiment aux côtés de Sayer, une femme d’un caractère exceptionnel, d’un courage sans limites mais qui a aussi ses faiblesses et ses doutes. Malgré tout, l’auteure a ajouté une note de tendresse dans ce monde de brutes : le chiot Vesper (craquant et courageux lui aussi).
Le seul petit « hic » pour moi a été le fait que les dialogues sont un peu trop nombreux et que « nope » est très souvent utilisé pour dire « non ». Mais bon, ce n’est pas bien méchant et puis il faut bien que les enquêteurs se parlent…
Par contre j’ai beaucoup apprécié le côté scientifique et les références mythologiques.
Avec ce premier roman dans lequel Ellison Cooper inaugure une série consacrée à Sayer Altair, on apprend que début 2019, va paraître son prochain ouvrage « Sacrifices »… Une bonne idée et une parution à ne pas manquer.

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La Police pensait à un appel de routine. A leur arrivée, les officiers sont accueillis par une odeur pestilentielle et des coups de feu. La maison a été piégée, actionnée par un fil de détente.
A l’intérieur, dans une cave transformée en bunker antiatomique, une jeune femme est retrouvée sans vie dans une cage. Non loin du corps, la photo et une vidéo d’une autre jeune fille présentant des traces de morsures, visiblement encore en vie.
Pour résoudre cette affaire, le FBI fait appel à l’agent spécial Sayer Altair, une neuro-scientifique habituée aux serial-killers et va travailler avec Vik Devereaux, de l’unité des crimes contre les enfants.
Pour cette enquête déjà délicate, Altair et son équipe vont être confrontés à un sénateur en lice pour la présidentielle, concerné par cette affaire et bien décidé à leur mettre de bâtons dans les roues…

Une très bonne surprise pour ce premier roman qui surfe entre séries avec le FBI en action et ses détails qui peuvent rappeler le Silence des Agneaux.
Une énième enquête avec un tueur en série ? Oui et non.
Dans le fond oui car l’enquête reste relativement classique. Elle se focalise principalement sur un tueur en série et ses crimes ; avec un agent au passé douloureux aussi bien côté professionnel, sentimental que familial et pour ne rien arranger dans cette affaire, un conflit d’intérêt avec un sénateur qui se trouve, faire partie des bureaucrates qui valident le budget du FBI. Mais mais… Rituels nous réserve quelques bonnes surprises.

On entre directement dans l’histoire. Ca dépote dès les premières lignes, avec un personnage principal féminin plutôt atypique : une afro-américaine, petite-fille de sénateur (blanc) qui roule en moto et une grand-mère casse-cou.
On croyait avoir tout lu concernant les profils de serial killers. Ellison Cooper, docteur en anthropologie renouvelle le genre avec un profil/une psychologie finalement peu exploitée et pourtant… Elle nous plonge dans une enquête policière où se mêle science, serial-killers et rituels ancestraux. Et le personnage de Vesper est là pour apporter un peu de légèreté.

Après un coup d’essai réussi, la suite Sacrifices est déjà annoncée pour courant 2019.

Pour résumé, Rituels est un page-turner aux nombreux rebondissements, qui offre un bon mixte de classique et d’atypique. Et si la fin n’offre pas de grande surprise pour les habitués du genre, l’histoire en elle-même n’en reste pas moins prenante.

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