Harlan COBEN
Traduit de l'anglais
par Roxane Azimi
POCKET
mars 2013
442 p.  7,80 €
ebook avec DRM 12,99 €
 
 
 
Harlan Coben
Pocket
mars 2013
435 p.  7,80 €
 
 
 
Harlan Coben, portrait

Il adore la France qui le lui rend bien. Il vient une ou deux fois par an à Paris, en famille ou seul, et ne se prive jamais d’une escapade chez Anne-Marie Cantin, la fromagère du 7ème arrondissement! Un homme qui aime la France, les enfants et les fromages ne peut être que sympathique non?  Son éditeur lui a établi un programme musclé, mais comme tous les écrivains américains, Harlan Coben est pro : pro pour professionnel, mais aussi… pour promotion ! Il publie un nouveau livre, « Ne t’éloigne pas », l’histoire d’une femme qui voit son passé de strip-teaseuse ressurgir alors qu’elle est devenue une mère de famille très rangée. L’occasion de revenir sur le parcours de ce romancier pour lequel « passé » rime souvent avec « traqué ».

Tout a débuté il y a une vingtaine d’années. Il rédigeait des articles pour des guides de voyage, lorsqu’il se lança dans un premier roman, un polar déjà. Sans grand succès. Il n’a d’ailleurs pas oublié le temps des vaches maigres et des séances de dédicaces sans un lecteur pour faire signer un livre. Raison pour laquelle on a l’impression qu’il profite, aujourd’hui, de chaque instant de sa nouvelle vie de millionnaire. C’est avec « Ne le dis à personne » que sa carrière décolle dans le monde et plus particulièrement en France grâce au prix des lectrices de ELLE qu’il remporta pour ce livre et à son adaptation au cinéma par Guillaume Canet. Depuis (c’était il y a une dizaine d’années), le romancier n’a plus quitté la liste des best-sellers, et publie au rythme d’un titre (voire plus) par an. Et lorqu’on lui demande comment il arrive à tenir la cadence, il répond : « Que ferais-je d’autre, si je n’écrivais pas ? Lorsque je joue au golf, ou quand je m’occupe des enfants, ou même maintenant alors que je donne des interviews, j’ai toujours une petite voix qui me susurre : « tu devrais être en train d’écrire ! » Ma muse est une maîtresse exigeante. » Il a peur aussi que son inspiration s’envole et qu’il n’arrive plus jamais à écrire. C’est tout juste s’il s’accorde un ou deux mois après la fin d’un livre avant de recommencer le suivant. Ses idées, il les trouve en parcourant les journaux mais plus encore en observant ses enfants. Ses romans sont d’ailleurs plein d’ados boutonneux et rebelles, qui surfent sur Internet nuit et jour, et testent des substances plus ou moins bonnes pour leur santé mentale: « La plupart de mes intrigues naissent de mon quotidien, confirme-t-il, de mon expérience ». Il aime aussi beaucoup aller travailler à la bibliothèque de sa ville, ou dans des cafés, ce qui lui permet de piquer au vol des expressions, des conversations, des détails physiques qui viendront enrichir ses histoires.  C’est tout ce que l’on saura sur ses secrets de fabrication, puisque selon lui (vous a-t-on déjà dit qu’il était bourré d’humour ?) « un roman c’est comme une saucisse, on en aime le goût, mais on ne veut pas savoir comment c’est fait ! »  Harlan Coben pimente toujours ses intrigues de sujets de société comme le chômage des yuppies, l’alcoolisme chez les jeunes et le pouvoir et les dérives d’internet. Pour lui au fond, le suspense, le crime, l’enquête représentent autant de façons de parler de lui, de nous, de manière attractive.  Mais chut… ne le dites à personne.

A regarder aussi les 3 vidéos d’Harlan Coben interrogé par Pascale Frey en mars 2013 à l’occasion des « Quais du polars » à Lyon.

 
 
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