Kate Atkinson
Traduit de l'anglais par Sophie Aslanides
JC Lattès
janvier 2017
500 p.  22,50 €
ebook avec DRM 15,99 €
 
 
 

l  e   c  r  i  t  i  q  u  e   i  n  v  i  t  é   

Alexandre Fillon (LIRE, le JDD) a aimé
« L’homme est un dieu en ruine » de Kate Atkinson (Lattès)  

« « On avait découvert cette romancière anglaise avec « Dans les coulisses du musée » en 2006. Elle a ensuite écrit toute une série de romans dans lesquels elle mettait en scène un privé et, il y a deux ans, a commencé une espèce de cycle autour de la guerre avec « Une vie après l’autre » (Livre de poche). Aujourd’hui, « L’homme est un dieu en ruines » fait partie de ce cycle, même si ce roman est tout à fait indépendant du précédent. Kate Atkinson raconte la vie d’un homme, Teddy, un garçon honnête qui s’engage comme pilote dans la RAF. Il va voir la mort de près, termine la guerre, qu’il considère comme « un gouffre terrifiant », dans un camp de prisonniers. A son retour, il épouse Nancy, une fille qu’il connaît depuis l’enfance, qu’il aime sans passion. Ils ont deux enfants, partent vivre à la campagne, et leur fille va s’éprendre d’un mec drogué qui vit dans une secte avant de devenir une romancière à petits succès. Voilà pour l’intrigue principale. Mais ce livre ressemble à un grand puzzle, parce que Kate Atkinson retrace le parcours de cet homme, qui est aussi un mari, un père, un grand-père, de manière fragmentée, sans suivre la chronologie, à travers des moments de sa vie.

La romancière excelle dans les détails, les émotions, elle parvient à ressusciter ce que le temps a effacé. C’est incroyable de justesse et de mélancolie, tellement intelligent et subtil. Elle appartient à cette veine littéraire britannique des Graham Swift, Jonathan Coe, William Boyd qui ne cessent, à travers leurs livres, de poser cette question : comment fait-on pour vivre ?

Propos recueillis par Pascale Frey
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