Librairie La Régulière - onlalu
   
 
 
 
 
 
Marion Fayolle
magnani
mai 2014
54 p.  9,90 €
 
 
 
Geoffrey Le Guilcher
goutte d'or
goutte d or
février 2017
 12 €
ebook avec DRM 4,99 €
 
 
 

Librairie La Régulière

illustration Brigitte Lannaud Levy

 

On ne peut être véritablement amis dans le temps sans cultiver certaines valeurs de loyauté, « à la régulière » justement.  L’amitié entre Julia Mahler et Alice Schneider est née pendant leurs années lycée en Alsace et s’est construite de ce ciment-là. Jeunes femmes, elles se sont retrouvées à Paris dans le populaire quartier de la Goutte d’or à vivre en colocation. Julia était libraire au 104 à Pantin et Alice évoluait dans le secteur du dessin textile. Toutes deux regrettaient amèrement que la « Little Afrique » de Paris, comme on appelle affectueusement le  quartier du 18e arrondissement où elles vivent, n’ait pas de librairie. Et puis, l’idée leur est venue de conjuguer leurs talents pour pallier ce manque. Leur rêve de librairie à la Goutte d’or s’est réalisé en octobre 2016. Comme un clin d’œil à « La favorite », elles l’ont baptisée du joli nom féminin  « La régulière ».  Selon leurs vœux, on y trouve des livres, mais pas seulement,  puisque c’est aussi une galerie, un atelier, une « buvette », un café. Dans ce bel espace, vaste, lumineux chaleureux, on peut tout autant lire, rencontrer des auteurs, que boire un thé, déguster une pâtisserie ou encore participer à des ateliers d’art et de création autour des techniques du livre : marbrure, reliure…. Bienvenue à « La régulière », c’est Alice  qui nous reçoit aujourd’hui pour nous faire part de ses coups de cœur.

Quel livre souhaitez-vous nous faire découvrir ?
« Tulipe » de Sophie Guerrive (Éditions 2024). C’est une bande dessinée très originale à la fois bourrée d’humour et riche de sagesse. Sous forme de fables, elle nous délivre de façon très poétique des enseignements philosophiques sur la vie, l’amour, l’amitié, le voyage…

Du côté de la littérature étrangère, que nous recommandez-vous ?
« Homosapienne » de Niviaq Korneliussen (La Peuplade). Cette jeune romancière groenlandaise nous propose avec ce livre un véritable coup d’éclat littéraire. C’est le cri très poignant d’une jeunesse en quête d’identité à Nuuk capitale du Groenland.

Y a-t-il un premier roman qui vous a particulièrement marquée ?
« L’approximation des choses » d’Alexis Anne-Braun (Fayard). Ce jeune philosophe-romancier est parti seul visiter la Corée et nous rapporte ce récit de voyage qui questionne sa propre identité et comment se positionner en tant que voyageur face à la solitude et l’éloignement.

Quel est le livre le plus emblématique de la librairie que vous défendez avec ferveur ?
J’en ai choisi deux. Tout d’abord « Les coquins » de Marion Fayolle (Magnani) un livre illustré érotico/comique que l’on a toujours à la librairie et que l’on vend tout le temps.  Mais aussi « Steak machine » de Geoffrey Le Guilcher (Goutte d’or). L’auteur s’est infiltré pendant 40 jours dans un abattoir en Bretagne pour partager le quotidien des ouvriers. On défend les livres de cette jeune maison d’édition qui s’est installée en même temps que nous dans le quartier. Ils se sont distingués en remportant le prix de Flore 2017 pour « Paname Underground » de Johann Zarca. Et on est bien heureuses pour eux.

Quel livre vous êtes-vous promis de lire ?
C’est très dur de répondre à cette question, il y en a une montagne. J’ai honte, mais je n’ai rien lu de Victor Hugo. Plus on lit, plus on a envie de lire et plus on réalise qu’il y a des auteurs de génie dont on ne connaît pas l’œuvre.

Une brève de librairie :
Un papa m’a demandé un conseil pour son fils qui ne lisait pas. Je lui ai recommandé « Chien pourri » de Colas Gutman et Marc Boutavant. À chaque occasion qui se présentait, le jeune garçon revenait s’acheter un album de « Chien pourri » avec ses propres économies pour enrichir sa collection. Le pari était gagné.

Une autre anecdote qui est arrivée à Julia : une de nos meilleures clientes est entrée un jour en nous déclarant  tout de go : «  Je fais une dépression littéraire ». Elle avait perdu le goût de lire. Julia s’est occupée d’elle et avec ses bons conseils, elle s’est remise à la lecture et chaque fois par fidélité elle commence les ouvrages qu’elle nous achète autour d’un café avec nous à la librairie. Julia l’a guérie !

Propos recueillis par Brigitte Lannaud Levy
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La Régulière
43, rue Myrha
75018 Paris
09 83 43 40 69

 

 

 
 
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