critique de "La fille d'avant", dernier livre de J.P. Delaney - onlalu
   
 
 
 
 

La fille d'avant
J.P. Delaney

Fayard/Mazarine
mars 2017
432 p.  21,90 €
ebook avec DRM 15,99 €
 
 
 
 Les internautes l'ont lu

Quoi de plus normal après avoir vécu un drame de vouloir déménager pour entamer un nouveau départ. C’est ce qu’ont pensé Emma et Jane, à quelques années d’intervalle. La première s’étant fait agresser à son domicile lors d’un cambriolage, et la seconde ayant perdu son nourrisson.

Mais le marché de l’immobilier ne leur offre que des logements dans des coins mal famés pour l’une ou à proximité d’une école rappelant à l’autre sa douloureuse perte. Leur agent immobilier respectif finit par leur proposer une splendide demeure situé au One Colgate Street.

Un appartement digne des magazines de décoration, blanc, épuré à son maximum, à la pointe de la technologie. Malgré le côté minimaliste de l’endroit, les deux femmes ont tout de suite un sentiment de sérénité, de sécurité. Seule condition pour avoir le droit d’y vivre, accepter et respecter à la lettre les quelques 200 clauses restrictives.

Jane la nouvelle locataire, va vite se rendre compte que cette maison n’est pas comme les autres. Petit à petit, elle va tenter de savoir pourquoi tant de mystères, de silence, de drames autour de cette maison, au risque de connaître une fin tragique comme la fille d’avant…

Le pitch en quatrième de couverture est dans la lignée du contenu du livre. Dès le départ, l’auteur vous donne ou plutôt vous met sur des pistes avec des non-dits, des propos latents, et votre imagination fait le reste.
Tout part d’une idée assez simple voire banale, avec des personnages qui semblent l’être également, mais au fil des pages, on se rend compte qu’ils sont plus ambigus, plus complexes qu’ils n’y paraissent, et que chacun vous manipule à sa façon.

Ce huis-clos en est presque énigmatique et pourtant…
Si le réel point fort de ce roman réside dans la construction de l’écriture et la manière dont l’auteur nous manipule d’une main de maître à partir d’une idée toute simple, je reste malgré tout dubitative et ce, même plusieurs jours après l’avoir lu.

Peut-être parce que je ne suis pas habituée à ce type d’intrigue ? Peut-être avoir vu passer beaucoup de bonnes critiques m’ont influencée à tort ? Aurais-je mis la barre trop haut ? Quoi qu’il en soit, même si j’ai aimé cette lecture jusqu’à la dernière page, avec un épilogue que l’on ne voit pas venir mais qui ne surprend pas tant que ça au final, je reste toujours avec un OUI MAIS…

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La fille d’avant

Après avoir lu tant de belles choses au sujet de ce roman, je me suis fait un plaisir d’en commencer la lecture  après celle d’un livre de haute tenue qui m’a marquée  ;j’y voyais un moment de détente, même s’il s’agit d’un thriller.
J’ai d’abord été déconcertée par de très courts chapitres qui n’impliquent jamais la même personne, pour le moins deux personnes différentes à chaque fois. J’ai fini par ne plus regarder les têtes de chapitres , et la lecture n’en a pas été modifiée, j’ai simplement eu l’impression de relire les mêmes phrases : ce n’était pas une impression, les malheurs qui arrivent à la seconde héroïne, Jane étant semblables en tout même en dialogues à ceux de la précédente Emma.
En fait un architecte bien sur, séduisant, et mystérieux loue sa maison, construction atypique, mais avec un tas de conditions et de règles à respecter.
Il choisit méticuleusement ses locataires, de charmantes jeunes femmes qui se ressemblent étrangement. Comme c’est un thriller, autant ne pas déflorer l’histoire.. .
Se croisent un pervers narcissique , 2 jeunes femmes qui cachent bien leur jeu , un fiancé éconduit, pas si éploré que l’aperçu qu’il en donne.
La forme donnée à ce livre par l’auteur est surprenante et bien maîtrisée , la lecture devient addictive, mais la fin est un peu bancale. C’est un bon livre de bibliothèque.

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Une maison pas comme les autres

Au One Folgate Street, à Londres, se tient une maison très particulière. Son loyer est raisonnable, sa beauté ensorcelante, mais pour y être accepté comme locataire il faut se plier à une sélection drastique… Première incursion dans le thriller psychologique pour l’auteur qui se cache derrière le pseudonyme de JP Delaney (j’ignore son identité), pas de mention du traducteur dans l’ebook lu grâce à Netgalley (en accès libre à une date donnée, je suis tombée dessus par hasard), mais un roman qui possède des qualités : la maison est intrigante (j’en ai rêvé !) et le mélange de technologie et de psychologie fonctionne bien. Alors qu’on pense avoir cerné ce vers quoi on se dirige, l’auteur redistribue les cartes et on se fait surprendre plusieurs fois. En même temps, tout est un petit peu exagéré et on le termine quelque peu circonspect. Mais pourquoi pas.

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