Suisen
Aki Shimazaki

Leméac
romans, nouvelles
mars 2017
168 p.  15 €
 
 
 
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Gorô est marié depuis 23 ans. Il est le président de Sakaya Kida , une entreprise familiale prospère.

Il a deux enfants, deux maîtresses et ne se prend pas pour rien. Toul lui est dû… Il estime que c’est comme ça.

Gorô n’a pas eu une enfance facile. Sa mère est morte lorsqu’il avait trois ans et un an plus tard, son père se remariait, puis est arrivée Aï, sa demi-soeur, beaucoup plus sensible que lui, qui lui a vite fait de l’ombre. Une jeune femme douée aux études, en musique – domaine dans lequel il excédait mais manquait de sensibilité.

Gorô est vraiment devenu un être imbuvable, imbu de sa personne, macho, pensant avoir tous les droits.

Sa fille Yoko a choisi des études de musique, son fils Jùn aimerait étudier la psychologie mais c’est hors de question car Gorô estime que c’est lui qui reprendra la présidence de Sakaya Kida.

Plus rien ne va plus pour Gorô, il semble bien que les choses changent. En un rien de temps, tout s’effondre autour de lui.

Sa maîtresse principale Yuri est actrice, elle lui doit tout selon lui car c’est Gorô qui l’avait présentée à son directeur de production. Il est invité à une réception à l’occasion de son dernier film « Ne me quitte jamais maman ! ». Un film et une chanson qui seront un des éléments central de ce roman. On y parle d’une jolie fleur jaune « Suisen », le narcisse.

Cette fleur lui fait penser à une étudiante Sayoko qui lui avait offert la veille de son mariage une cravate sur laquelle se trouvait dessiné des Suisen. Il se replonge dans son passé.

Une fois de plus, Aki Shimazaki nous décrit avec beaucoup de sensibilité le plus profond de l’âme humaine. Elle est comme chaque fois sobre en mots mais tellement juste. C’est encore un petit bijou.

Quelle sensibilité, j’adore.

Ma note : 9/10

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