Guillaume Le Touze
Actes Sud Editions
romans, nouvell
janvier 2017
181 p.  18 €
ebook avec DRM 13,99 €
 
 
 

l  a   c  r  i  t  i  q  u  e   i  n  v  i  t  é  e

Claire Devarrieux (Libération) a aimé
«La mort du taxidermiste» de Guillaume Le Touze (Actes Sud)

« Le nouveau roman de Guillaume Le Touze, la Mort du taxidermiste (Actes Sud) est très prenant, et très surprenant. Au début, j’ai cru que j’abordais une classique histoire de «retour»: le livre commence sur le retour au village, en Corse, d’une citadine, Marianne, qui en profite pour revisiter ses souvenirs. La maison où elle s’installe est celle de sa famille maternelle. Son père est breton. Il est taxidermiste. Marianne a un frère, Antoine, qui ne lui ressemble en rien, du moins c’est ce qu’elle croit, c’est un garçon pacifique qui a eu la reconnaissance de ses parents sans avoir à la demander. Alors que Marianne est en colère contre l’indifférence de son père. Antoine est père lui-même, il a une nouvelle compagne qui s’entend avec tout le monde mais qui a, derrière elle, un lourd fardeau. Le roman se déplie comme ça,  en évoquant le passé de chacun, et en analysant comment il croise celui des autres. Je n’ai pas prêté attention aux titres des chapitres, dont certains  – «Mythologie», «Archéologie», Préhistoire», «La fable» – désignent pourtant clairement le mécanisme du roman familial. Je me suis laissée porter par la délicate fermeté avec laquelle Le Touze met au jour les motivations des parents de Marianne, et les conséquences de leurs mensonges. Le père tombe malade, ce n’est pas spoiler que de dire que c’est grave, le titre l’annonce. La Mort du taxidermiste est un roman assez court,  il n’a pas le format d’une saga, mais il est très riche.

Propos recueillis par Pascale Frey
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