Alan Hollinghurst
Albin Michel
août 2018
608 p.  24,90 €
 
 
 

l  e   c  r  i  t  i  q  u  e   i  n  v  i  t  é     

Alexandre Fillon (Lire,Le Figaro, Sud-Ouest) a choisi
« L’Affaire Sparsholt» de Alan Hollinghurst, traduit de l’anglais par François Rosso paru chez Albin Michel

« Alan Hollinghurst est un des plus grands écrivains anglais de la scène littéraire d’aujourd’hui. Dans les années 80, alors que Hanif Kureishi racontait le milieu pakistanais, lui nous plongeait dans le milieu gay avec « La Piscine ». Puis il a remporté le Booker Prize pour « Ligne de beauté ». Il y a eu encore « L’enfant de l’étranger, la quintessence du roman anglais, dont il reprend un peu la même structure dans « L’affaire Sparsholt ». Ce roman se passe dans les années dans les années 40 et raconte la petite société littéraire d’Oxford composée de jeunes garçons férus d’aviron et de livres. Tous sont fascinés par un l’un des leurs, un véritable Apollon de 17 ans, David Sparsholt. Des années plus tard, en 1966, celui-ci se retrouvera au cœur d’un scandale politico-sexuel.

Mais en attendant, ce type qui a eu peut-être quelques aventures homosexuelles, s’est marié et a eu un fils, Johnny. Johnny devient le héros de la seconde partie du livre. Lui, en revanche, est franchement homosexuel. Peintre, il dessine les portraits des gens de l’aristocratie.  

Chaque partie de ce livre ressemble à un tableau, explore les différences sociales. Le tout est d’une extrême subtilité, mélancolique et très drôle à la fois. C’est la description d’une Angleterre qui est en train de changer. Alan Hollinghurst réussit à décrire l’amour, le désir, l’amitié, le passage du temps. Ce roman, véritable hommage à la littérature anglaise, est d’une classe absolue. »

Propos recueillis par Pascale Frey
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