Hâsib et la Reine des serpents (T2)
David B.

Gallimard Jeunesse
fetiche
août 2016
48 p.  16 €
ebook avec DRM 10,99 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Hâsib et l’infâme vizir

Avec le second tome des aventures du jeune Hâsib Karim Ad-Dîn, David B. clôt ce conte graphique inspiré des « 1 001 nuits ». La découverte d’un trésor conduit Hâsib, victime de la cupidité de ses compagnons, à demeurer au fond d’une caverne. En proie au désespoir, un scorpion magique le guide chez la reine des serpents. Cette dernière lui raconte alors l’histoire de Bulûqyyâ, roi des Banû Isrâ’il, installé au Caire (cf. tome 1). Reprenant le principe des 1 001 nuits, selon lequel un personnage prend la parole pour narrer les aventures d’un autre, qui raconte les aventures d’un autre, etc., ce tome 2 se poursuit avec les tribulations de Jânshâh, prince de Kabûl.

La 491ème nuit s’annonce. Sur les conseils du roi Salomon, Jânshâh se lance à l’assaut des araignées géantes, accompagné de ses fidèles, une armée de gorilles à leurs trousses. En quelques cases, David B. rend la scène davantage plausible qu’un énième avatar de cinéma d’animation. L’auteur de L’ascension du Haut Mal, dont les multiples œuvres mélangent onirisme et aventure, stylise ces animaux, sans verser dans l’anthropomorphisme, tout en leur conservant leurs qualités propres. Le gorille est la force, l’araignée utilise ses pattes en guise de lance. Et l’affrontement devient crédible. Seul survivant, Jânshâh poursuit son périple. Très vite, il découvre l’Amour avec Shamsa, la femme-oiseau. Cette dernière le transporte jusqu’en son royaume de Kabûl, aux prises avec le roi d’Inde. Shamsa disparaît dans un combat aérien laissant le pauvre Jânshâh avec son chagrin. Bulûqyyâ, le roi des Banû Isrâ’il, reprend la parole et nous retrouvons Hâsib.

La 495ème nuit tombe. Dans ce tome 2, nous quittons le monde souterrain pour rejoindre le ciel de Shamsa, la femme-oiseau, le mensonge et la cupidité pour l’amour et la sincérité. Un sentiment de délivrance relayé par une utilisation des couleurs très réussie, avec des tons plus chauds que dans le tome 1. De fait, la lecture est plus fluide, plus plaisante. Le récit rebondit, soutenu par un graphisme exigeant, mais accessible à tous, dans un esprit similaire à celui de l’École des Loisirs. Hâsib combat le vizir Uffân, devient sage et s’installe auprès de l’empereur, ainsi s’achève la 498ème nuit.

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