Dantès - tome 7 - Le Poison d'Ebène
Erik Juszezak, Pierre Boisserie, Philippe Guillaume

Dargaud
septembre 2013
48 p.  12 €
ebook avec DRM 5,99 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Dantès en Afrique

Dantès, depuis septembre 2007,  pour les accrocs du 9e art, a pour prénom Alexandre. Il vit dans notre XXIe siècle, dans le monde implacable de la haute finance et des opérations boursières. Comme le héros d’Alexandre Dumas il a connu les trahisons mais il a fini par mener à bien sa vengeance au fil des six premiers tomes de la saison 1.

On le retrouve pour la saison 2 dans une nouvelle affaire politico-économique en Afrique Occidentale.
Mars 2004, Côte d’ébène. Le journaliste Jean-Paul Beauchamp est arrêté par les autorités alors qu’il attendait Issac, un activiste rebelle. Il est interrogé sur ses liens avec les opposants et exécuté sans avoir parlé.
Dantès dirige maintenant Pharaon, un consortium qui regroupe des entreprises « propres »dans de nombreux secteurs comme l’immobilier à vocation sociale, les énergies renouvelables, la manutention portuaire, le traitement des déchets. Son amie journaliste, Lucie, inquiète de la disparition de Beauchamp,  lui apprend qu’il enquêtait sur une affaire de retraitement de boues industrielles toxiques entre l’Europe et l’Afrique. La société mise en cause dans cette catastrophe écologique est une filiale de Pharaon ce qui impliquerait notre héros….

Après les péripéties dantesques d’Alexandre dans les milieux boursiers très justement décrits et la réussite de sa romanesque vengeance, l’auteur choisit de s’appuyer à nouveau sur des faits réels, l’assassinat du journaliste Guy André Kieffer et le drame du cargo Probo Koala pour mettre au jour exactions et malversations commerciales sur le continent africain. L’argent va encore tuer. On replonge dans le thriller et les aventures débridées du héros. On plonge dans le milieu boursier et les relations particulières entre la France et ses anciennes colonies, la diplomatie occulte et les intermédiaires corrompus. Mais l’ intrigue sait aussi se faire légère: Sarah, Marion et Lucie s’en chargent.

Le dessin de Juszezak très réaliste et expressif rend l’action très dynamique. La mise en couleur est réussie.  Les qualités de la première saison sont au rendes-vous et le plaisir aussi.  On a déjà hâte de lire la suite (sept 2014).

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