L'Arabe du futur - Tome 1
Riad Sattouf

Allary
mai 2014
160 p.  20,90 €
 
 
 
 Les internautes l'ont lu
coup de coeur

1978-1984 Cela fait un moment que j’avais envie de lire ce roman graphique primé à Angoulême. Il est traduit et publié dans un nombre incroyable de langues et de pays. C’est une petite merveille. Un roman graphique qui nous raconte les première années de son auteur Riad Sattouf. Son père Abdel Razaf termine ses études d’histoire à la Sorbonne, là où il rencontre sa femme d’origine bretonne, Clémentine. Ils se marient et en 1980 naît le petit Riad qui suscitera l’admiration et la curiosité de son entourage coiffé d’une abondante chevelure couleur or. Cherchant à enseigner, il envoie des demandes un peu partout et une demande aboutira en Lybie. Riad a alors deux ans, ils s’envoleront pour le pays du mégalomane Kadhafi. On y découvrira un pays ou la propriété est pour tous, entendez par là que si vous n’êtes pas chez vous, que le bien est libre, alors une famille peut en prendre possession. Sympa non ! On découvrira les pénuries alimentaires, les longues files aux coopératives et surtout l’origine du conflit jusqu’à nos jours. En 1982, Riad a quatre ans, c’est le temps d’un petit séjour en France avant de repartir pour le pays de son père cette fois, la Syrie. Là, c’est le portrait d’un autre mégalomane et tyran qui s’affiche partout, celui du Président Hafez El Assad! On verra la vie au village (de sa famille paternelle), les conditions de vie et d’hygiène difficiles, l’influence de la religion, la pénurie alimentaire et la place prédominante de la gente masculine. J’ai apprécié le regard d’un enfant parfois naïf, candide mais aussi rempli d’humour. Pour que le lecteur s’y retrouve, un code couleur est dressé par pays, le bleu pour la France, l’orange pour la Lybie et le rouge pour la Syrie. Un dessin très expressif. c’est instructif mais aussi très ludique. Le récit est tour à tour drôle, intelligent, anecdotique. J’ai appris énormément de choses et lu le tome 2 dans la foulée. Une belle découverte. Ma note : 9/10

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coup de coeur

Le Moyen-Orient comme il n’avait encore jamais été raconté

Riad est blond et bouclé comme une fille. Les adultes l’adorent, les femmes en particulier qui le trouvent trop mignon, mais il s’attire la haine de la plupart des enfants de son âge, qui eux sont bruns. Car Riad vit en Libye, puis en Syrie, trimballé, avec sa mère et bientôt son petit frère, au gré de la volonté d’un père coincé entre la culture de son clan et celle de la famille qu’il construit : son épouse blonde est Bretonne, ils se sont rencontrés en France pendant leurs études. Riad découvre une dictature puis une autre, à hauteur d’enfant. Le contraste avec la France, où il revient parfois pour des vacances chez ses grands-parents, est saisissant. C’est drôle et violent, plein de candeur – le narrateur n’a que quatre ans – mais de lucidité aussi. Un roman graphique formidable, qui raconte le Moyen-Orient comme il n’avait encore jamais été raconté.
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Retour au pays

La 4ème de couverture est un résumé concis et précis de ce roman graphique.
Née d’une mère bretonne et blonde et d’un père libyen. Riad a hérité de la chevelure de sa mère.
Le père de Riad, docteur en économie, obtient un poste de professeur à l’université de Tripoli et toute la petite famille s’embarque pour la Libye.
A travers son récit, le petit blondinet montre les travers de la Libye et la Syrie. Les travers de son père qui est pétri de contradictions, de mauvaise foi. Pas facile de revenir à la réalité de son pays natal alors qu’il l’a idéalisé pendant ses études françaises. Des scènes cocasses comme tous ces gens qui lui caressent les cheveux (c’est encore vraiment actuellement).
On apprend de
En prenant le parti pris des souvenirs d’un très jeune enfant, l’auteur veut éviter l’écueil du dramatique tout en étant sérieux. Ce livre a le rythme de la BD où tout est circoncis en quelques plans ; tout est dit entre les mots et les images naïves.
J’ai été décontenancée par la lecture de ce livre d’images. Je crois que j’aurais préféré un « vrai » livre ; On ne se refait pas, puis j’ai accepté le rythme et je l’ai apprécié. J’ai aimé le choc des mots et des images. Le retour du père en son pays n’est pas ce qu’il souhaitait, même s’il ne le dit pas. Je pense que les prochains tomes seront du même tonneau. Le retour au pays c’est de la réalité, le souhait d’y retourner un doux rêve.

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