Ainsi fleurit le mal
Julia HEABERLIN

traduit de l'anglais par Cécile Leclère
Pocket
septembre 2016
512 p.  8,10 €
ebook avec DRM 15,99 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

partagez cette critique
partage par email

partagez cette critique
partage par email

je joue !

jusqu'au 22 septembre 2019

retour à la page d'accueil

 Les internautes l'ont lu

C’est au côté du cadavre d’une étudiante et de tout un tas d’os que Tessa Cartwright a été retrouvée dans un champs en friche, jonché de marguerites jaunes aux yeux noirs. L’unique rescapée alors aveugle et amnésique, victime d’un serial killer, a 18 ans plus tard repris une vie normale. Enfin presque… Mère de famille élevant seule sa fille adolescente, elle entend toujours les voix des victimes, celles des autres “marguerites”. Terrell Darcy Goodwin le coupable, est dans le couloir de la mort ; mais à quelques jours de son anniversaire, Tessa découvre un matin que des marguerites jaunes aux yeux noirs ont été planté sous sa fenêtre. Le doute s’installe… Et si le véritable meurtrier était toujours en liberté et pourquoi venir la narguer près de 20 ans plus tard ? A chaque chapitre, on alterne entre les flash-backs des séances de psy de l’époque à trois mois de l’ouverture du procès, et le quotidien de Tessa qui tente de protéger sa fille. La fin de chacun d’entre eux se termine sur un cliffhanger, faisant ainsi de ce roman un page-turner redoutablement efficace. Impossible donc de refermer ce livre avant de l’avoir terminé. Certains pourront trouver l’écriture manquant un peu de rythme mais l’auteure fait durer le suspens, ce qui rend justement la lecture haletante, presque addictive. Sur fond de peine capitale où traumatisme psychique, manipulation mentale allant même jusqu’à la folie, pardon mais aussi amitié, se mêlent dans ce roman psychologique qui peut sur certains points, rappeler “Tout n’est pas perdu” (de Wendy Walker) mais avec une fin beaucoup plus aboutie, surprenante et inattendue.

partagez cette critique
partage par email
 
nuit blanche

Ne le dites pas avec des fleurs

Deux histoires vont se dérouler en parallèle tout au long de ce thriller haletant. Tout d’abord celle de Tessa, retrouvée en 1995 quasi morte au fond d’un trou avec un autre cadavre, des ossements d’autres personnes, une cheville cassée et la manière dont va être menée l’enquête qui conduira à la condamnation d’un présumé coupable: Terrell Darcy Goodwin. Les chapitres retraçant cette époque vont alterner avec ceux qui nous parlent de la Tessa d’aujourd’hui confrontée à un terrible dilemme. Les agissements dont elle et sa fille Charlie sont victimes, des menaces voilées et l’apparition de marguerites noires dans six différents endroits sont-ils le fait de personnes dérangées ou du tueur qui court toujours. Faut-il dans ce cas essayer de sauver Terrell du couloir de la mort ? Entre les pièces à conviction égarées, les analyses pseudo-scientifiques à un moment où les recherches de traces ADN n’en étaient qu’à leurs balbutiements et une veste élimée trouvée à un kilomètre des lieux du crime, il y effectivement de quoi se poser des questions sur le jugement prononcé. On est bien loin d’en avoir fini avec ce «cold case». Grâce aux progrès de la police scientifique et à l’acharnement d’enquêteurs qui ne supportent pas de se voir rappeler année après année qu’ils ne sont toujours pas capables de retrouver des personnes disparues ou encore pire, de laisser courir des tueurs en série, le dossier est réouvert. L’analyse des os trouvés aux côtés de Tessa dans la « tombe » permet d’identifier une première victime : Hannah Stein, 20 ans, disparue de son poste de serveuse à Georgetown et dont le frère est flic à Houston. Même si le temps a passé, les plaies sont restent béantes et nombreuses sont les personnes qui restent traumatisées par ce drame, comme on va le découvrir au fil des pages. Un bon thriller, tel que celui-ci, laisse le lecteur établir ses hypothèses et ne révèle que dans les dernières pages la clef de l’énigme. Disons simplement à ce propos que Julia Heaberlin a parfaitement travaillé la psychologie des personnages et qu’on ne saurait avoir de doute sur la crédibilité de son scénario. Raison suffisante pour se mettre ses pas dans ceux de Tessa.

Retrouvez Henri-Charles Dahlem sur son blog 

partagez cette critique
partage par email