Ne mords pas la main qui te nourrit
A.-J. Rich

Traduit de l’anglais par Stéphane Carn
Le Livre de Poche
mai 2016
352 p.  7,60 €
ebook avec DRM 15,99 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Les chiens aboient, l’enquête avance…

Morgan a la passion des animaux, et ne peut pas voir un chien perdu sans le recueillir. C’est ainsi que, dans son petit appartement, gambadent un berger des Pyrénées et deux pitbulls. Bennett, son fiancé qui, lui, n’est pas un ami des bêtes, apprécie très moyennement cette cohabitation. Elle ne va d’ailleurs pas durer longtemps, puisqu’un jour, alors que Morgan rentre chez elle, elle le trouve mort, le visage apparemment dévoré par ces animaux pas si domestiques que ça. Que s’est-il passé dans la tête de Cloud, Chester et George pour assassiner sauvagement l’amoureux de leur maîtresse ? Et puis, qui est vraiment le défunt ? Pourquoi n’a-t-il aucune famille, aucun ami, aucun passé ? Les  trois chiens,considérés dorénavant comme très dangereux, sont condamnés par un tribunal à être enthanasiés. Pour tenter de les sauver, Morgan se lance dans une enquête afin de comprendre ce qui s’est réellement passé, et commence à fouiller dans la vie très mystérieuse de Bennett. Qui va se révéler être un serial lover, ayant promis le mariage à plusieurs femmes, leur offrant la même bague de fiançailles et leur promettant le même futur radieux ! Peu à peu, les soupçons s’accumulent autour de ce personnage trouble, qui avait tendance à se prendre pour le Valmont des « Liaisons dangereuses »… Trouver qui jouait le rôle de la marquise de Merteuil aiderait peut-être à résoudre l’énigme. Et surtout à endiguer la série de morts suspectes qui touchent les anciennes fiancées disparaissant les unes après les autres. Ce premier roman à quatre mains de Jill Ciment et Amy Hempel, qui écrivaient déjà chacune de leur côté, paraît sous le pseudonyme de A.J. Rich, en souvenir d’une de leur amie (Katherine Russell Rich) qui n’a pas eu le temps de terminer le livre sur lequel elle travaillait. Elles réussissent un thriller original avec une héroïne que l’on pourrait bien retrouver dans de nouvelles aventures.

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 Les internautes l'ont lu

Morgan Prager partage sa vie d’étudiante en criminologie avec ses trois chiens et Bennett, son fiancé canadien rencontré sur Internet.
Habitués à communiquer par mail et via Skype, lorsque Bennett vient passer quelques jours à Brooklyn, la cohabitation dans le petit appartement de Morgan ne va pas s’avérer facile. Bennett déteste tout ce qui représente le désordre et la saleté. En somme, les poils de chiens et les jouets couinant qui traînent partout.

En rentrant chez elle après ses cours, Morgan découvre des traces de sang dans son appartement. Ce qui reste du corps de Bennett est déchiqueté sur son lit. Pour la police, les coupables sont tout trouvés, les chiens sont responsables de la mort de Bennett ; pourtant Morgan ne les croit pas capables d’un tel carnage.

Après un court séjour en hôpital psychiatrique, Morgan découvre que le corps de Bennett n’a toujours pas été réclamé et repose toujours à la morgue. La jeune femme tente de prévenir la famille de ce dernier mais va très vite se rendre compte que tout ce qui concerne son ex-fiancé n’est que mensonge. En tentant de découvrir qui était vraiment Bennett, Morgan va aller de surprise en surprise jusqu’à mettre sa vie en péril…

Un scénario assez inattendu qui nous emmène là où l’on ne s’y attend pas.

Pour les personnages, contrairement à ce que l’on pourrait penser, notre étudiante en criminologie n’apprend pas à comprendre le comportement des psychopathes mais celui des victimes. Ensuite, nous avons un avocat spécialisé dans la défense des animaux, ce qui nous éclaire sur la place des animaux, et plus précisément sur celui des chiens dit dangereux dans le système judiciaire outre-atlantique. Et ici, les chiens sont des personnages à part entière.

Assez convenu pour ce qui est du début et la fin de ce roman. L’intérêt se situe au niveau de l’intrigue, particulièrement bien menée. Plus on avance, et plus l’histoire devient prenante.

Ne mords pas la main qui te nourrit nous offre un polar intéressant tant sur le plan juridique que psychologique, sans que cela ne soit barbant. Un agréable moment de lecture.

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