Ressacs
David-James KENNEDY

Pocket
janvier 2014
480 p.  8,10 €
ebook avec DRM 13,99 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Un cocktail irrésistible

En ce soir de tempête, l’hôpital du Cap, un ancien monastère, se dresse face à un Océan Atlantique démonté. L’interne de garde, Jean-Christophe d’Orgeix, est appelé en urgence. Le patient admis le matin même en soins intensifs est en fibrillation. Ce que découvre le médecin le terrifie. L’homme git inconscient, une blessure à l’œil inexistante lors de son entrée. Mu par un pressentiment et après avoir vainement tenté de le réanimer, d’Orgeix se rue hors de la pièce et …se volatilise.

Très inquiet par la disparition de son confrère, Tom Castille, interne lui aussi, part à sa recherche. Que s’est-il passé ? Pourquoi d’Orgeix a-t-il quitté le service précipitamment ? Poursuivait-il quelqu’un ?
En reconstituant l’emploi du temps du jeune médecin, Castille va de découvertes et découvertes. Il apprend ainsi que sept ans plus tôt un autre interne avait été retrouvé mort aux pieds de la terrasse de l’hôpital, interne dont la ressemblance avec d’Orgeix est troublante. La police avait rapidement conclu à un suicide mais était-ce le cas ? Car circule dans les murs du bâtiment cette sombre légende « La colère des Justes » qui veut que les nuits d’orage, les Augustins, fondateurs du lieu, viennent chercher du sang neuf pour régénérer l’Ordre.
Entre présent et passé, réalité et croyance, Castille cherche à démêler les fils de cette histoire qui s’épaissit un peu plus chaque jour. Lorsqu’un autre interne est découvert sur la plage terrassé par une crise cardiaque, le doute s’installe. La malédiction des Augustins s’exercerait-elle toujours à moins qu’un meurtrier diabolique n’agisse à l’insu du personnel médical ?
David-James Kennedy, Français contrairement aux sonorités irlandaises de son nom, entre dans la littérature policière avec un roman dans la pure tradition du mystère à la française. Eléments déchaînés, disparition, morts violentes, malédiction ancestrale, le cocktail est irrésistible. En dépit parfois de phrases redondantes, le style est fluide et sert cette trame habilement orchestrée. A quand le prochain ?

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