Les jours de ton absence
Rosie WALSH

Pocket
mai 2018
459 p.  7,90 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Trio gagnant

Lorsque Sarah Mackey croise Eddie David, elle ne se trouve pas du tout «in the mood for love». Elle se sent même plutôt déprimée, comme chaque fois qu’elle rentre en Angleterre pour passer quelques jours avec ses parents. Et pourtant, cette rencontre emporte tout sur son passage: pour Sarah, elle lui permet d’oublier son récent divorce, et apaise un peu la douleur d’un deuil vieux de vingt ans qui continue à la hanter; Eddie, de son côté, arrive à oublier durant quelques instants sa mère dépressive, manipulatrice et envahissante. C’est le coup de foudre et les tourtereaux coulent des journées de rêve. A quarante ans, ils n’ont aucun doute, ils viennent de tomber sur le grand amour. Aussi lorsqu’ils doivent se séparer parce qu’Eddie rejoint des amis en vacances, un projet prévu de longue date, ils savent que leur idylle est bien plus qu’une aventure. Dans les jours suivants cependant, plus de signe de vie d’Eddie, évaporé dans la nature. Il ne répond ni aux appels ni aux SMS de Sarah, a disparu des réseaux sociaux. Sarah devient folle, s’inquiète, avant de sombrer. Cette disparition ravive de douloureux souvenirs et elle perd totalement les pédales. Elle finit par s’envoler pour Los Angeles, où elle habite depuis vingt ans, depuis le drame qui sous-tend le livre, mais la distance ne change rien à l’affaire ni au chagrin.

Dans le genre «roman féminin» parfois hasardeux, l’Anglaise Rosie Walsh réussit un trio gagnant suspense-drame-amour impossible à lâcher.

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 Les internautes l'ont lu

« Enfin, je savais bien que sortir à – j’ai consulté ma montre -, trois heures treize pour courir, ce n’était pas un jogging. C’était un problème. »

Ils passent une semaine ensemble et tombent très, très amoureux. Il part en vacances (c’était prévu de longue date) et plus rien. Aucune nouvelle, pas de mise à jour sur aucun réseau social, disparu, évaporé, pschhhhht. Tout le monde lui dit de laisser tomber, elle s’est monté la tête, il ferme la porte, c’est tout, elle s’obstine : ce n’est pas normal, il a dû se passer quelque chose de grave…. Premier roman que l’autrice signe de son nom (elle en a écrit d’autres sous pseudonyme), « Les jours de ton absence » réjouit par sa manière – répétée – de se jouer du lecteur. Rosie Walsh s’y entend pour élaborer des chausses-trappes réussies, et c’est toujours trippant quand on comprend s’être fait avoir par une construction rusée. Evidemment il faut aussi composer avec quelques énormités et ne pas regimber contre les soubresauts d’une imagination un chouïa excessive, mais ça se dévore malgré tout.

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