Un amour impossible : Suivi de Conférence à New York
Christine Angot

Editions 84
août 2015
251 p.  7,50 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Une œuvre cohérente et singulière

Après L’inceste et Une semaine de vacances, Christine Angot reprend son travail autobiographique avec cet Amour impossible qui explore une nouvelle facette de son histoire. Il est question ici de Rachel Schwartz, mère de la romancière. Rachel a vingt-six ans, vit à Châteauroux et travaille à la sécurité sociale. Elle est très jolie. Arrive un jour en ville un jeune homme, Pierre Angot, grand bourgeois parisien très cultivé. Ils tombent amoureux et décident de faire un bébé mais, comme le laisse entendre le titre du livre, leur amour est impossible, condamné d’avance en raison, nous dit et nous démontre Christine Angot, de leur différence de classe sociale. Cette différence est pourtant au cœur même de leur relation puisque la petite dactylo de province est subjuguée par la culture, l’aisance, le charme du jeune bourgeois. Lui-même est un homme libre ou se veut ainsi. Il prévient qu’il n’épousera pas Rachel mais apprécierait que cette belle jeune femme soit à sa complète disposition. Il quitte Châteauroux, et seule une relation épistolaire et irrégulière subsiste entre eux. Christine a treize ans quand il réapparaît et à la demande de Rachel il la reconnait officiellement. C’est alors que débute une relation incestueuse déjà évoquée dans les précédents livres de Christine Angot.

L’un des aspects les plus passionnants du travail d’Angot réside dans sa façon de revenir sur ce traumatisme originel en le considérant chaque fois sous un angle différent, en dévoilant toujours une facette nouvelle, selon un traitement littéraire inédit. On assiste ainsi à l’élaboration d’une œuvre extrêmement cohérente, et très singulière.

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jusqu'au 22 septembre 2019

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 Les internautes l'ont lu

Difficile

Christine Angot nous raconte ici la rencontre entre ses parents, leur relation difficile et la folie de son père qui l’amène à l’inceste. En cela l’auteur poursuit son travail autobiographique et nous amène effectivement un éclairage différent des précédents livres (comme l’écrit fort justement Sylvie Tannette) mais l’acte abominable et le traumatisme sont toujours là. Et je suis interpellée par le fait que l’auteur nous raconte froidement sa tragique histoire qui ne peut, bien entendu que nous émouvoir mais j’ai eu l’impression de lire quelque chose qui finalement ne me concerne pas et ne m’apporte rien. Le style lapidaire avec des phrases courtes et beaucoup trop de citations semble ne servir aucune émotion. Peu d’intérêt pour moi.

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