Au nom de la vérité
Viveca Sten

traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Albin Michel
juin 2020
491 p.  22,90 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Sandhamn, l’île de tous les dangers

Retour sur cette île de Sandhamn chère à Viveca Sten et où décidément la vie se révèle fort mouvementée avec, au bas mot, un crime par an. L’histoire se déroule dans un camp de voile pour enfants et adolescents. Comme toujours dans ce genre d’activités, il y a ceux qui s’épanouissent en groupe et se révèlent de véritables meneurs, et les autres, ceux qui font l’objet de toutes sortes de moqueries lorsque ce n’est pas pire. Benjamin est petit pour son âge (11 ans), fluet, il a peur de l’eau et n’a pas l’habitude de dormir loin de la maison. Il a eu beau supplier ses parents de lui épargner cette expérience, son père n’a pas cédé. L’enfant est immédiatement une proie de choix pour de sales gosses pervers qui aiment s’attaquer aux plus faibles qu’eux. Et Benjamin va disparaître, s’évaporer d’un jour à l’autre : un accident a-t-il mal tourné, a-t-il fait une fugue, est-il la victime d’un enlèvement ? Toutes ces hypothèses vont être soulevées par Thomas Andreasson, le flic récurrent de Viveca Sten. Parallèment Nora Linde, sa meilleure amie, est procureur dans une sombre affaire de magouilles financières auxquelles le père de Benjamin est mêlé. Ces deux affaires sont-elles liées ou est-ce juste une histoire de mauvais karma ? Le temps presse, car chaque heure qui passe atténue les chances de retrouver le jeune Benjamin vivant. Au départ, Viveca Sten avait deux pistes, la disparition et l’histoire financière. N’arrivant pas à les départager, elle a décidé de les réunir en un seul roman. On suit ses héros depuis maintenant sept livres, huit avec celui-ci. Elle a réussi à les faire évoluer et rendre leurs vie et les aléas qui vont avec aussi intéressantes pour le lecteur que l’intrigue elle-même.

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