Terminus
SWETERLITSCH TOM

Albin Michel
avril 2019
448 p.  24,90 €
 
 
 
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coup de coeur

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nuit blanche

« Notre défaut fatal à tous est de croire en notre propre existence jusqu’à ce qu’on nous détrompe. »

« Vous seriez superbe là-dedans » me lança une vendeuse aux boucles platine en levant un débardeur rose des plus réduits, Hello Kitty avec un AK-47 : KALASHNIKITTY.
Ça lui va bien, comme surnom, tiens, KALASHNIKITTY, à Shannon. Shannon Moss, agent spécial du NCIS. Mission : explorer les futurs. Depuis la « Terre Ferme », c’est-à-dire le présent. On ne peut pas revenir en arrière, ce qui a existé a existé, point, mais le futur n’étant pas encore arrivé, il peut prendre plusieurs directions différentes, jusqu’à ce qu’il se produise , fixant alors les évènements. Elle va voir dix-neuf ans plus tard, une estimation arbitraire, pour se donner des pistes afin de résoudre des affaires. Problème : tous les futurs mènent au Terminus, l’apparition d’un soleil blanc exterminant toute vie humaine (et d’une manière proprement insoutenable). Deuxième problème : la date de ce Terminus ne cesse de se rapprocher, d’avancer dans le temps à mesure qu’elle visite des futurs. Troisième problème : ce Terminus n’existait pas dans les premiers voyages (ce qui le remplaçait n’était pas folichon non plus mais enfin, il y avait autre chose). Shannon tente de comprendre ce qui se passe…
Impossible de résister à l’attraction de ce roman : le voyage dans le temps y est irrésistible. Dès le prologue, Shannon ouvre une immense curiosité dans l’esprit de son lecteur et on la suit avec un appétit qui ne se dément jamais. Il faut s’accrocher car rien n’est simple, mais tout est compréhensible (ce qui est loin d’être toujours le cas en SF, surtout pour une lectrice occasionnelle, comme moi), et surtout, tout est fascinant. De scènes d’action (musclées) en horreur pure (à la fois gore et poétique, un mélange détonnant), l’auteur nous emmène dans un vertige de sensations aux images fortes, très fortes, tout en rendant son héroïne vraiment attachante. Un exploit, que je salue bien bas ! (Une traduction impeccable du grand Michel Pagel.)
À lire absolument.

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