Je m'appelle Lucy Barton
Elizabeth Strout

Fayard
litterature etrangère
août 2017
208 p.  19 €
 
 
 
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Rattraper le temps perdu.

Lucy Barton est étonnée et émue de trouver sa mère à son chevet dans cet hôpital de New-York où elle est hospitalisée depuis plusieurs semaines.
Les deux femmes se sont perdues de vue et Lucy est légèrement inquiète, reprendre un dialogue interrompu, sans avoir réellement commencé, s’avère difficile pour la jeune femme.

« A la voir ainsi devant moi, à l’ entendre utiliser ce surnom que je n’avais plus entendu prononcer depuis une éternité, je me sentais envahie d’une sorte de chaleur liquide. Comme si toute la tension accumulée en moi avait formé un bloc compact, et que ce bloc n’existait plus ».

Peu à peu les souvenirs affleurent, l’enfance blessée, la pauvreté, la honte à l’école lorsqu’on lui disait « ça pue chez vous ».
Toutes deux vont se remémorer leur vie, les non-dits qui peu à peu ont creusés un gouffre entre elles, jusqu’à les rendre étrangères l’une à l’autre.

Lucy se confie sur sa vie, son mari, ses filles, sa passion pour l’écriture dont elle a fait son métier.

Cette relation mère-fille est magnifiquement relatée par Elizabeth Strout qui a l’art de nous entraîner dans la psychologie et les pensées intimes de ses personnages. Elle nous fait partager les émotions qui les assaillent sans jamais tomber dans le larmoyant.

Il se dégage beaucoup de nostalgie de ce livre. On se prend à songer à toutes les erreurs que nous avons commises, tous les mots que nous n’avons pas su ou pas voulu dire.
Et si on y pensait avant qu’il ne soit trop tard !
Une belle lecture pour laquelle je remercie NetGalley et les Editions Fayard.

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