La danse du temps
Anne Tyler

Traduction de Cyrielle Ayakatsikas
Phébus
avril 2019
272 p.  20 €
ebook avec DRM 12,99 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu
coup de coeur

« La danse du temps » de Anne Tyler
est le coup de coeur de la librairie  Tonnet à Pau
dans notre  q u o i  l i r e ? #66

partagez cette critique
partage par email

je joue !

jusqu'au 31 mai 2019

retour à la page d'accueil

 Les internautes l'ont lu
coup de coeur

 » Les possibilités sont infinies »

Anne Tyler fait partie de ces auteurs dont j’ai tout de suite envie de lire le dernier roman paru.

C’est pourquoi je remercie Babelio et Masse Critique de m’avoir donné cette opportunité.

« La danse du temps » est divisé en deux parties. La première débute en 1967 alors que Willa est âgée d’une dizaine d’années. Elle est l’aînée de deux filles et vit dans une famille que l’on qualifierait aujourd’hui de dysfonctionnelle. En effet, sa mère présente tous les symptômes de la bipolarité et même si son père tente de limiter les dégâts, la vie quotidienne des fillettes reste suspendue aux troubles d’humeur de leur mère.

A l’université Willa rencontrera Derek, séduisant jeune homme qu’elle épousera, conformément à son souhait à lui, avant même la fin de ses études, qu’elle sera contrainte de toute façon d’abandonner pour cause de grossesse. S’ensuivront les années de vie de famille jusqu’à son veuvage vingt ans plus tard.

Willa croisera la route de Peter qui deviendra son deuxième mari. Elle le suivra en Arizona car ce dernier, avocat à la retraite, entend bien s’adonner à sa passion du golf.

C’est une Willa qui semble satisfaite de sa vie qui aborde la deuxième partie du livre. Or, un jour, elle reçoit un coup de fil d’une parfaite inconnue lui demandant de venir s’occuper de la fille de Denise, victime d’une fusillade.

La seule Denise dont Willa a jamais entendu parler, c’est une ex-petite amie de son fils Sean et qui vit à Baltimore. Sans trop réfléchir, Willa accepte de se rendre à Baltimore. Bien sûr, elle ne connait pas Denise, bien évidemment elle n’est pas la grand-mère de la petite Cheryl mais elle perçoit bien le vide qu’il y a en elle. Ses fils adultes vivent loin et ne donnent quasiment jamais signe de vie. Son mari lui fait sentir qu’elle n’est pas vraiment bonne à grand chose sauf à s’occuper de lui.

Son séjour à Baltimore sera révélateur et va changer la perception que Willa a d’elle-même. Pour la première fois de sa vie peut-être, elle va oser exprimer ses propres désirs et sa volonté de faire quelque chose qui compte pour elle.

Après toute une vie où elle a ménagé la chèvre et le chou, pris soin des membres de sa famille qui ne se préoccupent nullement de son bien-être à elle, enfin, à 61 ans, Willa décide de prendre sa vie en mains.

Anne Tyler a dressé dans ce roman, comme à son habitude, un portrait de femme touchant et profond. Alors qu’elle a tout donné pour sa famille, la voir prendre conscience qu’elle doit maintenant s’émanciper et réellement vivre avant qu’il ne soit trop tard est un message puissant pour ses lectrices.

Encore une fois, j’ai adoré lire cette auteure.

partagez cette critique
partage par email