Là où chantent les écrevisses
Delia Owens

traduit de l'anglais par Marc Amfreville
Seuil
janvier 2020
480 p.  21,50 €
ebook avec DRM 15,99 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu
coup de coeur

« Là où chantent les écrevisses » de Delia Owens
est le coup de coeur de la librairie Le Failler à Renne
et de la Maison du livre à Rodez

dans le q u o i  l i r e ? #98

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coup de coeur

Enorme coup de coeur pour ce premier roman !!

Kya est une petite fille qui est née et a grandi dans les marais entourant la petite ville de Barkley Cove en Caroline du Nord. Ses parents se sont installés là avec ses frères et soeurs en raison de leurs problèmes financiers.

Alors que la fillette n’a que 10 ans, sa mère abandonne la famille. Elle sera suivie quelques semaines plus tard par les aînés de la fratrie, laissant Kya seule avec leur père. Ce dernier, plutôt porté sur la boisson, ne montre aucun intérêt pour sa fille.

Si elle ne veut pas mourir de faim, la fillette va devoir apprendre à survivre par elle-même. Elle ne peut espérer aucun secours des habitants de Barkley Cove pour qui elle n’est qu’une sauvageonne, « la fille des marais » que l’on traite avec mépris.

C’est dans une grande solitude que Kya va grandir puisque son père, parti pour quelques jours, n’est jamais revenu. Mais Kya a une passion : le marais, toute la faune et la flore qui le peuplent. Elle y passe toutes ses journées. Sa communion avec la Nature est totale, son désir de la comprendre est inextinguible.

Elle adore particulièrement les oiseaux dont elle garde les plumes qu’elle trouve. C’est par l’intermédiaire des plumes que Tate, un jeune ami de son frère aîné, va réussir à l’apprivoiser en quelque sorte. Il lui fera un énorme cadeau : l’apprentissage de la lecture.

C’est un autre univers qui s’ouvre alors en parallèle pour Kya, sa vie en sera transformée.

Si j’ai immédiatement été happée par cette histoire très originale, le caractère des personnages, j’ai particulièrement apprécié les descriptions des paysages, toutes les références à la faune.

» Dominant le vacarme des vagues qui rugissaient, Kya appela les oiseaux. L’océan était la basse, mouettes et goélands, les sopranos. Piaillant et criaillant, ils voltigeaient au-dessus du marais et du sable, tandis qu’elle lançait des miettes de tourte et de son petit pain sur la plage. Les pattes dépliées, se tordant pour mieux voir, ils se posèrent. Quelques rares oiseaux picoraient gentiment entre ses orteils, et elle rit de leurs chatouilles jusqu’à ce que les larmes lui coulent sur les joues, et que, enfin, des salves de gros sanglots montent de sa gorge serrée. »

Des années plus tard, un cadavre d’homme sera découvert dans le marais. Kya est-elle pour quelque chose dans cette disparition ?

Roman à découvrir absolument !

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