Le dernier amour de baba Dounia
Alina Bronsky

Actes Sud
avril 2019
151 p.  17,50 €
ebook avec DRM 12,99 €
 
 
 

je joue !

jusqu'au 22 septembre 2019

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« Bien sûr, c’est important, la politique, mais … »

« Bien sûr, c’est important, la politique, mais si on veut manger de la purée un jour, c’est quand même à nous de biner les pommes de terre. »

J’avais adoré « Cuisine tatare et descendance » et c’est avec beaucoup d’envie que j’ai entamé ce dernier amour, je n’ai pas été déçue ! Alina Bronsky est hyper douée pour créer des personnages de petite vieille dure à cuire qui emportent l’adhésion, l’affection et font autant sourire que fondre. Baba Dounia fait partie de ces perdantes magnifiques à la dignité impeccable. Quand on a évacué son petit village, beaucoup de temps s’était déjà écoulé depuis la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Elle est partie néanmoins, puis est revenue, parce que c’est chez elle ! Elle voulait sa maison, c’est tout. Pas suicidaire pour un sou, elle mène une vie toute de travail en respect total de la nature, et elle est parfaitement consciente du paradoxe. Mais ce n’est pas parce que les hommes ont tout bousillé qu’elle va refuser les dons de la nature, ça ne se fait pas, point. D’abord solitaire, elle a vu quelques éclopés revenir (ou venir, sans y avoir habité auparavant) la rejoindre dans ce village encore contaminé, et ils y vivent à la sueur de leur front. Mais un évènement va en perturber la (relative) tranquillité… Chronique villageoise aux accents postapo, ce roman se pare d’humour pour dénoncer avec force et pertinence la stupidité humaine.

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