Le remède et le poison
Dirk Wittenborn

Traduit par
Josée Kamoun

Points Seuil
avril 2010
 
 
 
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C’est l’histoire d’une grande famille, de 1951 à 1994, aux États-Unis. Will Friedrich, le père, est psychologue et en 1951, quand nous le prenons en route, déjà père de famille, il a le projet de fabriquer le médicament ultime, l’antidépresseur efficace et révolutionnaire (il faut dire qu’à l’époque, les traitements contre les maladies mentales étaient effarants !). L’étude qu’il met en place avec une collègue va comporter un élément sacrément perturbateur en la personne de Casper Padrak : il est déjà fou avant de prendre part à l’étude (et du genre le plus dangereux, le brillant, très haut QI et autisme avéré). Le produit fonctionne, pour tous les participants, et pendant quelques temps c’est une période bénie. Puis survient le drame, qui modifiera et pèsera sur la vie de la famille Friedrich pendant des décennies… Un roman tout à fait réussi dans lequel on s’immerge profondément. Le ton est original, alterne les passages comiques, incongrus et plus sérieux. Will est fascinant, sa famille étonnante, leur vie conditionnée par des substances de toute sorte. Il se passe toujours quelque chose, on passe de l’un à l’autre, l’atmosphère des différentes périodes (années 50, 60, 90) est brillamment rendue, on s’attache à tous les personnages. Il y a un petit côté Kate Atkinson qui tient à un certain humour basé sur l’inattendu et à un rythme sautillant, en même temps que du Irvin D. Yalom pour l’imbrication permanente de la psychologie.

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