La plus précieuse des marchandises - Un conte
Jean-Claude Grumberg

seuil
janvier 2019
109 p.  12 €
ebook avec DRM 8,49 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Juste un peu d’espoir

C’est un conte, mais avec beaucoup plus d’ogres que de fées, même si celles-ci finissent par gagner la partie. Le livre débute dans un bois… et se poursuit dans un camp de concentration. Il y a des bûcherons, mais aussi des nazis et ceux que l’on appelle « les sans cœur », les juifs. Jean-Claude Grumberg a choisi cette forme littéraire pour raconter cette tragédie.

Dans le bois donc, il y avait un couple de bûcherons, très pauvres. Mais contrairement aux personnages du Petit Poucet, eux n’ont pas d’enfants à abandonner, puisque le drame de leur vie, en plus de la misère, c’est cette absence d’enfants justement. Chaque jour, à l’orée de la forêt, la bûcheronne voit passer un train. Elle ignore ce qu’il transporte, ramasse les petits papiers jetés par les fentes des wagons, mais comme elle ne sait pas lire, elle imagine tout un monde merveilleux transporté dans ce convoi. Elle espère qu’un jour, quelque chose de merveilleux lui arrivera de ce train, un paquet, un sac de nourriture. Aussi, lorsque qu’un homme réussit à glisser un bébé qu’il dépose délicatement sur la neige, elle est persuadée que les dieux l’ont entendue…

Pas de dieux ici bien sûr, juste un père qui ayant compris où les conduisait ce convoi a tenté de sauver un de ses deux enfants. Il a eu raison puisque l’autre mourra dès son arrivée au camp. A la fin de la guerre à laquelle il a survécu, il se met à la recherche de sa fille…

Il n’y a aucune morale à tirer de cette fable d’une centaine de pages, juste un peu d’espoir dans l’humanité même dans les pires moments de l’Histoire. Un récit à lire, à relire, à offrir.

 

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coup de coeur

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