Maïmaï
Aki Shimazaki

ACTES SUD
ROMANS, NOUVELL
avril 2019
173 p.  15 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu
coup de coeur

Maïmaï de Aki Shimazaki
est le coup de cœur de la librairie de Paris à Saint Etienne
dans le q u o i  l i r e ? #68

 

 

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je joue !

jusqu'au 22 septembre 2019

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coup de coeur

Maïmaï

« Maïmaï, maïmaï  » (escargot)
Où vas-tu si lourdement ?
Que portes-tu dans ta maison si grande ?
Un chagrin ou un fardeau, ou bien les deux ?
Ah, tu ne peux qu’avancer, comme la vie
Bon courage, maïmaï !
Adieu

Une petite comptine que l’on retrouvera plusieurs fois durant le récit. Une jolie couverture représentant un escargot, entendez maïmaï, le titre du roman.

Quelle joie de retrouver la délicate plume d’Aki Shimazaki. C’est le dernier volet de sa troisième pentalogie « A l’ombre du chardon ».

Fidèle à elle-même, l’auteure nous invite à en savoir plus sur un des personnages des quatre livres précédents.

Mitsuki, la libraire de livres d’occasion vient de décéder laissant Taró son fils métis, sourd et muet derrière elle. C’est Bachan (la grand-mère) qui préviendra Taró, l’artiste peintre et mannequin à ses heures.

C’est décidé il reprendra la librairie en y installant son atelier et une galerie, il viendra vivre auprès de Bachan et prendra soin d’elle.

Hanako, une jolie jeune femme portant une petite broche escargot viendra lui présenter ses condoléances. C’est la fille de Madame Sato, la femme d’un ancien client de la librairie, ambassadeur du Japon en France.

Taró est troublé, de suite sous le charme mais il y a aussi Mina sa fiancée mannequin comme lui. Mina qui veut en savoir plus sur sa famille, sur ses secrets, qui veut être certaine qu’il n’y a pas de criminels ou handicapés dans sa famille.

Taró va petit à petit faire remonter ses souvenirs, s’interroger sur ses origines, partir à la découverte de son histoire.

Comme à chaque fois, la plume sobre, économe de mots va à l’essentiel et nous fait vivre les sentiments de chacun. Les personnages des livres précédents nous apportent leur expérience, leur vision des choses.
Un petit bijou de tendresse, de bienveillance qui nous éclaire sur les us et coutumes du Japon. Elle attire l’attention sur le regard des « halfs », les métis dont la nationalité japonaise est essentielle pour vivre là-bas, et le regard sur le handicap et l’importance de la famille.

Cela me donne envie de relire la pentalogie au complet. Si vous ne connaissez pas cette auteure, foncez, vous ne serez pas déçu. Vous pouvez très bien commencer par celui-ci et découvrir les autres, l’ordre n’est à mon sens pas important.

Ma note : comme à chaque fois pour cette auteure c’est un gros coup de coeur

Les jolies phrases

Qui voudrait porter le fardeau d’un autre ? Chacun a déjà assez du sien.

Il n’existe nulle part une famille qui n’ait aucun ennui. N’envie pas le foyer d’autrui.

Ma mère se moquait de ceux qui se vantent de leurs diplômes. « C’est comme un permis de conduire. Si on ne sait pas où aller avec, ça ne reste qu’un papier. On en fait étalage, parce que c’est tout ce qu’on a réussi à faire.

J’ai entendu dire que, quand on bouge, le temps s’écoule plus lentement. Donc vous revenez moins vieillie. Peut-être même plus jeune que Tarô et moi à ce moment là.

Seulement, j’ai besoin de résoudre cette énigme qui pique mon esprit comme une épine de chardon.

retrouvez Nathalie sur son blog 

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coup de coeur

Tout en délicatesse….

J’ai découvert cet auteur via ce dernier roman.
Je ne connais que peu la littérature japonaise, mais j’ai ressenti beaucoup de plaisir, de langueur mais aussi de fraîcheur dans ce petit ouvrage.
Les personnages, comme le texte, sont clairs et fluides dans une première approche.
L’auteur, à la moitié de l’ouvrage va introduire avec élégance et légèreté le « ciment » de ce récit.
A partir de là…. Même si je me doutais un peu de la fin, j’ai lu avec avidité les dernières pages.
Jusqu’à la dernière phrase, l’auteur demeure « fleuri » et laisse (ce que j’ai beaucoup aimé) le champs libre à l’imaginaire.
Un très doux moment, peut-être à partager avec un thé au bord d’une source fraîche ?
Je retournerai vers cette Dame, qui sait écrire avec humilité et simplicité (apparentes seulement) ce qui ne se conçoit pas si aisément.

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