San Perdido
David Zukerman

Calmann-Lévy
litterature française
janvier 2019
450 p.  19,90 €
 
 
 
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coup de coeur

San Perdido de David Zukerman est le coup de cœur de la librairie Mots en marge à La Garenne Colombes dans le #55 du q u o i l i r e ? des libraires

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coup de coeur

Pittoresque, coloré, vif, magnétique « San Perdido » de David Zukerman est un roman dépaysant. Le lecteur est propulsé à l’autre bout du monde, dans une ambiance palpitante, vivifiante. En version D la teneur amplifie un Panama digne d’une carte postale dont on aime les cinq sens en alerte. L’écriture est douée, maîtrisée, clairvoyante et aérienne. Chaque mot apporte cette impétuosité dont le lecteur se délecte. L’auteur signe un premier roman mature, de renom. Dès l’incipit « A San Perdido tout le monde connaît Yerbo Kwinton. » les évènements vont monter crescendo dans un environnement devenu par la puissance verbale, familier pour le lecteur. Et, c’est là le majeur de San Perdido, le pouvoir de transmutation. Yerbo Kwinton est le fil rouge de cette histoire frénétique et sensible. Ce petit être aux yeux bleus translucides, surnommé « la Langosta » par Félicia en juin 1946 à cause de ses mains puissantes et paraboliques a des pouvoirs métaphoriques. Félicia vit dans une décharge à ciel ouvert, antre de pauvreté et de survivance au jour le jour. Dans cet espace, premier morceau d’un puzzle, se mue la sève de ce roman hors norme. D’année en année, l’espace de ce roman s’accentue dans un habitus du Panama dévoilé dans une vérité absolue. L’idiosyncrasie y est –t-elle que le lecteur reste en haleine jusqu’au point final. On découvre les habitants, puis les êtres, les coutumes, les inégalités, les vices, les combines pour survivre. Les coups bas et les trahisons, les sentiments dans une exhaustivité éclatante. L’enfant se métamorphose en adulte toujours autant ténébreux et mystérieux. Il surgit subrepticement en ombre vengeresse, sublime de bonté envers les bafoués, les égarés, les trompés. C’est ici, dans le point au centre du cercle de cette histoire que s’épèle « Un Cimerron ». Ne rien retranscrire de plus. Le mythique est la voie noble de ce roman digne d’un écrivain révélé depuis toujours. David Zukerman est cet auteur dont on devine une force langagière né de ses expériences et de son regard sur le monde. « Qu’est-ce qu’un héros, sinon un homme qui réalise un jour les rêves secrets de tout un peuple ? »Publié par Les Editions Calmann Lévy, en lice pour Le Prix Relay Voyageurs Lecteurs 2019, ce roman est à lire, offrir, glisser dans une valise pour un périple cosmopolite et fraternel.

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Un voyage initiatique

La couverture colorée m’avait séduite et donné envie de lire ce roman, dont je ne connaissais rien.
Et c’est une très jolie surprise. Une histoire, loin d’être banale, des personnages forts, attachants ou troublants.
Entre le conte et le roman policier.
On a qu’une envie c’est de connaître ce qui va arriver. Bref, un moment de lecture addictif, un voyage en Amérique du sud, un livre que je conseille vraiment.

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