Sérotonine
Michel Houellebecq

Flammarion
litterature française
janvier 2019
352 p.  22 €
ebook avec DRM 14,99 €
 
 
 
 La rédaction l'a lu

Sérotonine par Soledad

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Au royaume du glauque

Sérotonine. C’est le nom d’un neurotransmetteur qui permet, sinon de voir la vie en rose au moins de la supporter. C’est aussi le nom du dernier roman de Michel Houellebecq. Avant d’en commencer la lecture, un conseil : procurez-vous quelques cachets.

Simplifions l’histoire: Florent-Claude Labrouste est un agronome dans la quarantaine qui décide de se soustraire à la vie sociale. Pas de se suicider, enfin pas tout de suite car il n’y aurait pas de roman, mais de disparaître, de s’évaporer. Ce qu’il fait en s’installant dans un hôtel Mercure (où l’on peut encore fumer) à la porte d’Italie, après avoir quitté sa compagne du moment, Yuzu, une japonaise qui copule, entre autres, avec des chiens, ce qui écœure le brave Florent-Claude « surtout pour les chiens ».
De là, Houellebecq nous embarque dans un récit où son héros, profondément déprimé, revisite sa vie tant sur le plan professionnel que sur le plan amoureux. Une vie de raté, qui fonctionne à la sérotonine. Cela nous vaut quelques scènes cocasses et deux beaux portraits. Celui d’Aymeric d’Harcourt, un copain rencontré à l’Agro, descendant d’une des plus prestigieuses familles aristocratiques françaises, qui a décidé d’exploiter lui-même un élevage de bovins sur les terres familiales, en Normandie, où se déroule l’essentiel du récit. Il ne s’en sort pas et la description d’un monde rural en crise, de paysans solitaires, désespérés, broyés par des politiques inadéquates, gagnés petit à petit par une colère inouïe résonne étonnamment avec l’actualité. Ces pages douloureuses sonnent justes et sont sans doute les meilleures du roman.
Et puis il y a Camille, le seul véritable amour de Florent-Claude, plus jeune que lui et avec qui il a vécu 5 ans. Elle l’a quitté quand elle a découvert qu’il la trompait avec Tam qui avait un « joli petit cul de black » auquel il n’a pas pu résister.
Après leur rupture, elle s’est installée comme vétérinaire, aussi en Normandie, où elle vit sans homme avec un fils de 5 ans qu’elle a eu lors d’une rencontre d’un soir. Florent-Claude espère la reconquérir et pour y parvenir ne voit pas d’autre moyen que de tuer son enfant, ce que l’on peut trouver original. Ou saugrenu. Voire stupide. Qu’on peut aussi interpréter à l’infini comme une métaphore de la fin de la civilisation occidentale incapable de se reproduire, ou de l’amour impossible, ou de la femme inaccessible dès lors qu’elle est mère, ou de ce que vous voulez pourvu que ce soit désespéré… Camille que l’on voit belle et attachante est le seul personnage lumineux de ce récit d’un glauque remarquable.

Voyage en Houellebecquie

Ces 300 et quelque pages (heureusement composées un peu gros) sont un voyage, une plongée plutôt, en Houellbecquie, principauté lugubre, recouverte d’un brouillard qui ne se lève jamais, où les femmes ne sont que des putes et/ou des salopes (c’est évidemment compatible) qui ne sont en fait que des chattes sur pattes, plus ou moins humides, et les hommes des bande-mous, déprimés et alcooliques quand ils ne sont pas « pédés » ou mieux pédophile allemand (rien de tout cela n’étant incompatible non plus dans ce roman aussi misogyne qu’homophobe). A la tête de cette principauté, règne le grand duc Michel qui prend un plaisir évident à décrire une société la plus désespérée possible, peuplée de sujets en perdition qu’il décrit avec un cynisme jubilatoire, parfois drôle, même si les ressorts comiques sont souvent un peu attendus.

Génie es-tu là ?

Comme il s’agit de Houellebecq il faut, paraît-il, chercher du génie. J’ai cherché, mais je n’ai pas trouvé. Certes, le récit est bien mené, mais rien dans l’écriture ne surprend. Et puis, que reste-t-il de ce texte qui relève autant de la fable que du roman ? A dire vrai, pas grand-chose.
Enfin, ce n’est pas tout à fait exact. Pour arriver au terme de ce périple en Houellebecquie, il faut régulièrement sortir pour prendre l’air. Lors d’une de mes escapades, je me suis baladé sur internet et suis tombé — par hasard ?— sur le concerto pour clarinette de Mozart interprété par Arngunnur Arnadottir. Soudain, le monde a repris des couleurs. La beauté et la sensualité de cette jeune femme portée par son art jusqu’à l’abandon et la musique joyeuse de Mozart ont opéré comme un tsunami salvateur, submergeant de lumière et d’émotion le monde désespéré et désespérant de Houellebecq. N’en déplaise au grand duc Michel, la beauté, la grâce et le génie existent bel et bien. Pas besoin de sérotonine.

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 Les internautes l'ont lu
on n'aurait pas dû

chronique banale

Je n’avais pas encore lu de Houellebecq et finalement je m’en portait pas plus mal que maintenant.
Généralement je lis de la SF, le but étant de m’évader du quotidien. Avec Serotonine le quotidien on est en plein dedans et je peste contre la pub faite pour ce roman qui relate la vie et souvenirs quelconque d’une personne de 40/50 ans.
Que m’apprend ce roman : rien, des péripéties de la vie, des amours naissantes et mortes et finalement la vie de tout un chacun et la description d’un monde actuel que tout le monde peut observer en direct, le début m’avait accroché par son style dynamique me faisant penser au films de Tarentino et puis la lassitude vient avec la platitude et la promesse non récompensée.
Je peste contre la popularité de cet auteur qui lui fait gagner une fortune non mérité par rapport à des auteurs méconnus.

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coup de coeur

J’aime bien Houellebecq. Bon, il est vrai que j’ai un peu/beaucoup de mal à supporter son obsession pour les chattes et les bites dont il est très souvent question ici – je serais même tentée de lui conseiller quelques méthodes douces et sans contre-indication telles que bains froids, sport, spiritualité, tantrisme, groupe d’entraide… (« Bonjour, moi c’est Michel… ») qui pourraient soulager son corps, voire son esprit… J’en dirais autant de la légère homophobie/misogynie qui traverse l’oeuvre, que ce soit d’ailleurs du fait de l’auteur ou de celui de son personnage, dans les deux cas, ça me hérisse. Comme il le dit p 172 au sujet de Camille à qui il n’a pas demandé d’être une femme au foyer : « je n’avais pas été formaté pour une telle proposition, ça ne faisait pas partie de mon logiciel, j’étais un moderne… », eh bien moi aussi, je suis une moderne et des termes comme « pédale » ou « salope » me sont insupportables… C’est dit.
Et pourtant, j’aime bien Houellebecq. Le grand névrosé mal dans une époque à bout de souffle m’amuse (oui, j’ai beaucoup ri en lisant ce texte) et, en même temps, m’émeut profondément. En effet, le ton est très mélancolique et j’avoue que j’ai été touchée par la tristesse infinie (et la beauté absolue, oui, vraiment ABSOLUE) qui se dégage de certaines pages évoquant l’amour, la solitude et le désespoir.
J’aime retrouver ce regard lucide et caustique sur un monde qui se cherche sans trop savoir quelle voie prendre et des personnages qui se sentent comme étrangers à la société dans laquelle ils vivent. Je goûte aussi avec plaisir son refus du politiquement correct, sa façon bien à lui de démonter clichés et lieux communs et de montrer l’absurdité d’une société qui rend les hommes malheureux. Comme le disait je ne sais quel critique, Houellebecq « rend compte du monde » : il est effectivement extrêmement doué pour saisir son époque et nous en faire un tableau assez juste.
Sachez aussi que cet opus houellebecquien me parle d’autant plus qu’il se passe… chez MOI, dans ma Basse-Normandie du bout du monde où les hasards des mutations m’ont conduite il y a fort longtemps. Il y a même deux scènes qui se déroulent précisément là où j’ai posé mes valises : la charmante cité thermale de Bagnoles de l’Orne, surnommée « trou du cul du monde » par un artiste de passage il y a quelques années. C’est vous dire que l’on parle peu de nous, nous qui ne sommes même pas à la périphérie de quoi que ce soit ! Il va de soi que l’on se sent d’autant plus touché par ce qui est raconté qu’on connaît par coeur les lieux décrits.
En tout cas, les problèmes économiques des agriculteurs dont il parle à travers des scènes extrêmement touchantes où il évoque son unique ami Aymeric, eh bien, ici, ces problèmes, on en est conscient. On les vit presque au quotidien. Ils font la une des journaux, les gens en discutent sur le marché. Et ils sont incontestablement terribles.
Notre Houellebecq national s’appelle ici Florent-Claude Labrouste. Notre Houellebecq ? Oui, il m’a semblé que ce roman, outre le portrait d’un homme profondément dépressif avait, dans les faits, une dimension quelque peu autobiographique (dans les deux cas, études d’Agro, emploi au ministère de l’Agriculture, installation en Andalousie dans la province d’Alméria, relation amoureuse avec une Asiatique…) Le personnage quitte dès le début du roman son amie japonaise Yusu… J’espère que ce n’est pas prémonitoire et que la nouvelle épouse de l’auteur a le sens de l’humour !
Il faut savoir aussi que l’auteur, Michel Thomas de son vrai nom, a été élevé par sa grand-mère paternelle, dont il a repris le nom de jeune fille : Houellebecq, et cette femme était originaire de la Manche. Il y a donc ici incontestablement une forme de retour aux sources qui se sent dans l’attachement qu’il exprime pour les lieux qu’il traverse (Manche, Orne, Calvados).
Donc notre Florent-Claude Labrouste n’aime ni son nom (on le comprend!) ni sa vie qu’il juge ratée. Et ce qu’il va nous raconter est l’histoire d’un effondrement (on pense à Thomas Bernhard).
Installé en Andalousie, il attend son amie asiatique du moment qui semble l’énerver au plus haut point et qu’il souhaite quitter au plus vite (en imaginant, un moment, la jeter par la fenêtre).
C’est ce qu’il va s’empresser de faire (la quitter, pas la jeter par la fenêtre) en rentrant à Paris et en… disparaissant, en s’évaporant ! Après avoir démissionné du ministère de l’Agriculture où il travaille, il va se planquer dans un hôtel parisien où il peut fumer sans avoir besoin de démonter le système d’alarme, puis il va tenter de revoir ses anciennes amies, ce qui lui donne l’occasion de raconter ce qu’il a vécu avec elles par le passé (Claire, Kate, Marie-Hélène – dont il oublie le nom au cours du récit – et Camille). Il essaie aussi de dénicher un médecin pas trop moralisateur qui lui prescrirait six mois de Captorix, un antidépresseur, sans lui faire la morale – ce qu’il trouvera en la personne du docteur Azote (quel personnage!) qui lui fournira en plus quelques idées pour qu’il évite de se suicider car les fêtes de fin d’année approchent et les suicides sont, paraît-il, assez fréquents à cette période…
Il quitte donc Paris, tente de retrouver Camille dont les parents habitent à Bagnoles de l’Orne et reprend contact avec son seul et unique ami qui est agriculteur dans la Manche et qui crève à petit feu, le prix du lait se réduisant chaque jour plus vite qu’une peau de chagrin. (La situation n’est pas meilleure pour les producteurs d’abricots du Roussillon incapables de se défendre contre « le déferlement des abricots argentins » : je précise en passant qu’il y a, chez Houellebecq, du Emmanuel Carrère dans sa capacité à nous rendre passionnants des sujets qui a priori n’auraient pas forcément retenu toute notre attention. Ce sont tous deux d’excellents conteurs!) Son ami va mal, très mal. Victime de la politique libérale de l’Union Européenne et quitté par une femme refusant de s’enterrer dans un trou paumé, il est devenu alcoolique au dernier degré. Il tentera, dans un dernier sursaut, de sauver sa peau et celle de ses collègues…
Le constat est sans appel : l’idéalisme est mort, le capitalisme libéral a créé de faux besoins et ne rend pas les gens heureux. La mondialisation a tué le monde paysan. Tenter d’agir individuellement est quasi impossible : nous ne sommes rien, tout se décide au-dessus et ailleurs : « je compris que le monde ne faisait pas partie des choses que je pouvais changer. » C’est la cata et on ne peut pas y faire grand-chose…
D’ailleurs, il semble que le personnage houellebecquien ne soit pas acteur de sa destinée. Non, il subit plutôt qu’il n’agit, il est victime des circonstances, tout le dépasse dans cette société de plus en plus complexe qu’il maîtrise chaque jour de plus en plus mal.
Face à cela, il faut tenter le tout pour le tout, sauver sa peau, de façon peut-être pas très morale mais, en tout cas, très pragmatique. Terminé l’idéalisme qui ne mène à rien…
De plus, ce monde hygiéniste s’attaque aux libertés individuelles et la société de l’image réduit et falsifie le réel.
Enfin, pour le personnage houellebecquien, la communication est de plus en plus difficile : parler au bon moment, utiliser des mots qui correspondent précisément à ce que l’on pense s’avère compliqué, comme on dit. Donc, l’homme est seul, fondamentalement seul.
Ce monde, il lui faut se le « coltiner », comme il doit se « coltiner » les valises de Yusu dans les hôtels où ils débarquent. Le bonheur est tout simplement impossible : « nous devons aujourd’hui considérer le bonheur comme une rêverie ancienne, les conditions historiques n’en sont tout simplement plus réunies. » CQFD
Finalement, seul l’amour pourrait sauver les hommes. Mais ils ne le saisissent pas, ne le voient pas. Ou trop tard…
L’immense mélancolie et l’infinie tristesse qui émanent de certaines pages de ce roman sont d’une grande beauté et touchent à la poésie. Houellebecq a des phrases qui dans l’apparente simplicité de leur formulation nous émeuvent, ainsi lorsque le personnage évoque son amour avec Kate, voici ses mots, ils sont tellement forts : « Nous aurions pu sauver le monde et nous aurions pu sauver le monde en un clin d’oeil… mais nous ne l’avons pas fait, enfin je ne l’ai pas fait, et l’amour n’a pas triomphé, j’ai trahi l’amour et souvent quand je n’arrive plus à dormir c’est-à-dire à peu près toutes les nuits je réentends dans ma pauvre tête le message de son répondeur, « Hello this is Kate leave me a message », et sa voix était si fraîche, c’était comme plonger sous une cascade à la fin d’une poussiéreuse après-midi d’été, on se sentait aussitôt lavé de toute souillure, de toute déréliction et de tout mal. » Magnifique passage, poignant et beau à en pleurer… Il y a du romantisme chez Houellebecq, c’est évident.
Il prend alors conscience qu’il aurait pu être heureux avec Kate et Camille. Or maintenant, c’est trop tard, aucun retour en arrière n’est possible.
Tel Perceval, notre anti-héros n’a pas saisi sa chance. Et maintenant, il est trop tard.
Son mal-être est sans issue, sans illusions, total et a priori définitif. Le personnage houellebecquien finit par symboliser l’homme moderne. Il est incontestablement l’héritier du personnage beckettien, un homme perdu dans un monde sans Dieu (?).
Peu de perspectives donc.
Il reste la chimie qui aide à supporter, à tenir le coup, à placer à l’horizon un leurre ayant la forme du bonheur et vers lequel on marcherait comme vers un mirage. « La possibilité du bonheur devait subsister ne fût-ce qu’à titre d’appât. »

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Michel Edouard Houellebecq

Bon alors, il est comment le nouveau Houellebecq?

D’ores et déjà colossal succès en librairie, le dernier roman de ce Céline de rond point, porté par une critique étrangement dithyrambique et une attente assez forte depuis le triomphe de « Soumission », quatre ans plus tôt, est présenté comme un roman « visionnaire » qui aurait « anticipé la crise des gilets jaunes ». Ailleurs comme un livre traitant du malaise des paysans et de la fin de nos campagnes, où rugirent pourtant un jour de féroces soldats. Ici encore comme un roman bouleversant sur le remords et le regret.
Houellebecq, lui, prévient d’entrée, dès les premiers mots du quatrième de couverture : « Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes ».
Quelles croyances? Difficile à dire au sortir de la lecture sans fort déplaisir mais sans réel emballement non plus de ce dernier livre de l’écrivain star.

C’est quoi en fait, « Sérotonine »?

Une pincée de désespoir, ou plutôt de déprime profonde (l’âge sans doute) un zeste de zoophilie, un peu de sexe anal, une goutte de pédophilie, deux trois sorties sur les arabes, quelques femmes résumées à quelques chattes, de la lopette, du pédé, et un peu d’amour quand même, si : l’amour du Carrefour City, des supermarchés Leclerc, du Calvados, du fromage au lait cru, du Mercedes Classe G. Une petite pique entre parenthèses sur sa consoeur de Flammarion Christine Angot, et une petite adresse à Dieu et Jésus Christ pour finir.
Alors, oui, au troisième quart du livre un paysan sème la révolte et se fait tuer par les gendarmes. Quelques pages de « révolution » dans lesquelles Beigbeder a vu sans doute la face « visionnaire » de son compagnon de beuverie.

Non, Sérotonine n’est pas le grand roman d’une France qui souffrirait, qui saignerait d’avoir renié ses traditions, ce n’est pas le grand roman d’un écrivain en perpétuel mal être qui pour une fois semble avoir forcé le trait pour boucler son oeuvre, ce n’est pas non plus un roman misogyne ou homophobe ou scandaleux en quoi que ce soit, faut pas pousser.
Sérotonine, c’est sans doute le grand livre raté sur le malaise paysan, sur les déboires d’un monde agricole à qui on ne va pas tarder à oser demander de sauver la planète. Le paradoxe, c’est que l’écrivain qui tente de secouer ce cocotier est le même qui décrit ses pérégrinations exaltantes dans tout ce que la grande distribution offre de plus repoussant. Il ausculte les victimes et enrichit les bourreaux.

Sérotonine, un des moins inspiré et achevé roman de Houellebecq. Alors, pourquoi ce triomphe annoncé?

Parce que, principalement, même mal fichue, même bancale, cette prose là continue quand même à se situer cent coudées au dessus de la production hexagonale habituelle. Elle dit quand même quelque chose, autre chose que la sempiternelle musique cathartique produite à la chaîne, inoffensive et vaine.

Parce que ce qui reste d’une certaine bourgeoisie prend plaisir à s’encanailler de temps en temps, entre une suppression de l’ISF et une diminution de la taxe d’habitation.

Parce qu’enfin ces 300 et quelques pages sont plus supportables que n’importe laquelle des lignes du dernier Yann Moix.

C’est déjà ça.

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