Trois fois le loyer
Julien Capron

Flammarion
août 2012
380 p.  20 €
ebook avec DRM 13,99 €
 
 
 
 Les internautes l'ont lu

Pour se sortir de l’enfer, plonger dans un autre

Ne parvenant à trouver un appartement par leurs propres moyens, y compris avec de faux bulletins de salaire, et ne voulant retourner vivre chez leurs parents, Pauline et Cyril s’installent dans un hôtel miteux qu’ils paient à la semaine. Cyril tente de renflouer les caisses en jouant en ligne au poker. Malgré cela, leurs économies fondent comme neige au soleil… Jusqu’à ce que se présente ce qui apparaît comme une aubaine : un tournoi de poker avec à la clé un superbe appartement dans les beaux quartiers de la capitale. Sauf qu’il faut impérativement y participer en couple. Cyril entreprend donc d’enseigner à Pauline les règles de ce jeu qui prend cinq minutes à apprendre et toute une vie à maîtriser. Le poker est ce jeu qui se pratique avec 52 cartes, et dans lequel il existe 1 326 combinaisons de deux cartes avec lesquelles on peut se retrouver au départ. Voici Cyril et Pauline engagés dans le tournoi. Et si, pour se sortir de l’enfer, ils venaient de plonger dans un autre ? Étant donné le titre – c’est lui qui m’a attirée -, j’aurais aimé que davantage d’importance soit accordée aux recherches immobilières, qui ne servent finalement que de prétexte à la suite. A défaut, j’ai découvert le déroulement d’un tournoi de poker et, même si j’ai sauté bien des pages en expliquant les règles, je me suis laissé prendre par le suspense qui rythme la compétition – et donne au roman des airs de thriller psychologique. D’autant que Julien Capron parsème régulièrement sa prose de phrases bien senties qui disent tout son talent de fin observateur des êtres faibles que nous sommes et du ridicule de nos existences, le plus souvent. Bien qu’il n’ait pas ressemblé à ce que j’imaginais, un très bon moment de lecture.

Retrouvez  Sophie Adriansen sur son blog 

partagez cette critique
partage par email