sélection ados

Des romans dits d’apprentissage, mais qui sont d’abord des romans, écrits pour ceux qui, demain, seront des adultes. 
La sélection de Mathilde Dondeyne

voir aussi notre sélection enfants
voir aussi notre sélection jeunes lecteurs

 
La coloc
Jean-Philippe Blondel

Romain entre en terminale littéraire, habite un coin perdu, à quarante-cinq kilomètres de la première ville. « Loose » totale pour ce jeune garçon dont la mère ne comprend rien à son adolescence. Contraint d’aller à l’internat –synonyme, pour lui, de bruit et d’absence d’intimité- le jeune garçon finit bientôt par ne plus le supporter. Le décès de sa grand-mère est le point de départ de son récit : elle laisse un appartement trois pièces, vide, et Romain, après une profonde réflexion, propose à ses parents de faire de la colocation. Après trois semaines de conflits, la mère de l’adolescent craque et donne alors son accord. Le lycéen emménage donc avec Rémi et Maxime : un groupe de trois garçons se forme, de jeunes aussi différents qu’attachants. Dans ce roman d’apprentissage, impossible à lâcher, Jean-Philippe Blondel analyse les sentiments intérieurs, observe les relations complexes entre les adolescents et leurs parents. C’est bien la colocation qui bouleverse le quotidien, et fait terriblement mûrir son héros, en douze mois d’autonomie, une belle année, pleine de promesses.

 
 
Ronde comme la lune
Mireille Disdero

Saskia a 17 ans, elle entre en terminale et assume enfin son image. Pourtant, avant de l’accepter, elle a connu une phase difficile, pendant quatre mois, car la jeune fille a un vilain défaut : elle est très gourmande... et même dépendante. Un besoin compulsif l’habite, celui de manger, sans cesse et à n’en plus finir. Elle adore, avale, dévore. Méprisée par les autres, elle endure les moqueries, et se réfugie dans la solitude. Alors quand Erik s’intéresse à elle, elle n’a d’autre solution que de le fuir. L’amour lui fait peur, elle qui ne parvient pas à s’aimer. Avec simplicité et tendresse, Mireille Disdero se penche sur la période complexe de l’adolescence ; en se glissant dans la peau de l’héroïne, elle met à nu ses doutes et angoisses. Et chaque lecteur retrouvera un peu de lui dans Saskia…

 
 
Nous les Menteurs
E. Lockhart

Chez les Sinclair, tout est beau, propre, neuf et luxueux. Pas de peur ni de pleurs. Si on souffre, c’est en silence. On n’élève pas la voix, on ne parle pas de ses problèmes. Et le problème, justement, c’est ce secret que semble partager toute la famille, sauf Cadence. La jeune fille ne se souvient pas de l’été où elle a failli se noyer et où on l’a retrouvée seule sur la plage. Elle a beau questionner tous les membres de sa famille, elle ne parvient pas à découvrir la vérité. Elle se souvient seulement qu’elle était folle amoureuse de Gat, l’un des quatre « menteurs », un groupe de quatre adolescents dont elle faisait partie. Au fil de l’histoire, c’est aussi le lecteur qui mène l’enquête, et partage la douleur de l’héroïne, qui lutte pour ne pas sombrer, pour ne pas faire semblant. De la première à la dernière page, le récit d’Emily Lockart tient en haleine, et nous pousse à mentir… pour surtout ne rien dévoiler de la fin.

 
 
 
partagez
partage par email